Algérie

Affaire Cooper-Miller aux États-unis

Coup de théâtre du Time Magazine Deux années de bataille en vain. Time Magazine aura fini par baisser les bras face à la justice américaine en annonçant sa décision de divulguer les documents et les sources de son journaliste, Mattew Cooper, afin de lui éviter une peine de prison. L?affaire met en cause ce dernier, ainsi qu?une de ses cons?urs du New York Times, Judith Miller, pour outrage à magistrat. L?identité d?un agent de la CIA, Valérie Plame, a été révélée par les deux journalistes dans une enquête visant à discréditer son mari, l?ambassadeur Joseph Wilson, ayant remis en question l?existence d?armes de destruction massives. Primo, la révélation de l?identité d?un agent secret est considérée comme un crime aux Etat-Unis. Secundo, l?enquête judiciaire a pour but de découvrir si la fuite provient d?un responsable de la Maison-Blanche. Quoi qu?il en soit, la décision de Time Magazine, prise par Norman Pearlstine, le rédacteur en chef, a profondément déçu le journaliste. Ce dénouement suscite une vague de réaction dans le domaine de la presse écrite américaine. A commencer par le PDG du New York Times, Arthur Sulzberger, qui a déclaré dans un communiqué : « Nous avons été confrontés à des pressions similaires en 1978, quand, avec le journaliste Myron Farber, nous avons été accusés d?outrage à la cour pour avoir refusé de donner les noms de sources confidentielles. M. Farber a passé 40 jours en prison et nous avons payé des amendes substantielles. » Le Comité des journalistes pour la liberté de la presse aurait dénoncé une « parodie » de justice, alors que RSF aurait jugé l?affaire « rétrograde et liberticide ». Rappelons que dans le cadre de cette affaire, les deux journalistes avaient invoqué le premier amendement de la Constitution, garantissant la liberté d?expression et de la presse protégeant la confidentialité des sources. Sachant également qu?une exception faite par une décision de la Cour suprême, datant de 1972, oblige les journalistes à divulguer leurs sources, dans la mesure où ces informations pourraient s?avérer indispensables à un jugement criminel.
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