8.000 à 10.000 dinars pour les jeunes diplômés
Après les mesures proposées par Tayeb Louh, Abdelaziz Belkhadem vient d’entériner un autre dispositif d’insertion sociale des jeunes diplômés sur proposition de Djamel Ould Abbès.
Ce dispositif, contenu dans un décret exécutif publié au journal officiel, cible les jeunes diplômés des universités et ceux titulaires d’un diplôme de technicien supérieur des établissements de formation publics ou privés agréés, notamment les diplômés sans revenu, en situation de précarité ou d’inactivité ou présentant un handicap. Visant leur insertion sociale et «la lutte contre la pauvreté et l’exclusion», ces mesures entendent couvrir plusieurs domaines d’activités d’utilité publique et sociale, notamment la protection de l’environnement, les activités inhérentes au patrimoine matériel et immatériel, l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, la culture, les services ainsi que la promotion du savoir-faire et le développement des activités d’intérêt local. Les bénéficiaires du dispositif seront insérés dans des activités qui correspondent à leur diplôme ou leur qualification auprès des institutions et administrations publiques ainsi qu’auprès d’organismes, établissements et organisations publics ou privés de tous les secteurs d’activités. Sont éligibles au bénéfice du dispositif, les jeunes de nationalité algérienne, âgés de 19 à 35 ans, en règle avec le service national et attestant ne pas avoir de revenu, en sus de la validité de leurs diplômes.
Les jeunes voulant faire valoir leur droit à ce dispositif devront s’inscrire auprès des services de la direction de l’Action sociale de wilaya (DAS) sur la base du dépôt d’un dossier contre récépissé. Cette administration devra alors vérifier si le jeune prétendant est éligible au dispositif et c’est une commission de wilaya qui est chargée d’examiner et de statuer sur l’éligibilité des candidats.
Selon nos informations, c’est le ministère que dirige Djamel Ould Abbès qui planche actuellement sur les critères d’éligibilité et l’organisation de ces commissions de wilaya. En attendant, les jeunes retenus devront signer un contrat d’insertion, ce qui les exclura -cela dit- de tout autre dispositif d’aide à l’emploi ou d’insertion sociale.
La durée d’insertion est fixée à une année renouvelable une fois, alors que les bénéficiaires du dispositif devront percevoir une prime d’insertion sociale des jeunes diplômés (PID). La prime mensuelle attribuée aux jeunes bénéficiaires est fixée à 10.000 DA pour les diplômés de l’enseignement supérieur et 8.000 DA pour les techniciens supérieurs. Cela étant, il peut être octroyé aux jeunes diplômés avant ou après la période d’insertion, une indemnité mensuelle d’un montant de 2.500 DA lorsqu’ils sont inscrits pour poursuivre une formation qualifiante dans les établissements de formation agréés permettant leur insertion sociale, pendant une durée maximale de six mois.
Cette indemnité est servie une seule fois au jeune diplômé. Cette aide de l’Etat n’est cependant pas sans contrepartie. Tout comme les mesures antérieures d’aide à l’emploi (voir précédentes éditions), ce dispositif exige du jeune bénéficiaire d’achever la période d’insertion, de respecter le règlement intérieur de l’organisme d’accueil et de se déclarer aux services de la DAS au cas où il trouverait un emploi. Evidemment, la rupture non justifiée du contrat entraîne la suspension du versement de la prime d’insertion pour le jeune bénéficiaire et la perte de l’éligibilité pour le dispositif de l’organisme d’accueil.
Selon nos sources, ce dispositif entrera en vigueur dès que les commissions de wilaya seront constituées, c’est-à-dire dès que Ould Abbès établira les textes d’application et que ces derniers seront entrés en vigueur. L’on s’attend à ce que cela ait lieu d’ici la prochaine rentrée. Seule inconnue: le coût de ce dispositif pour le Trésor public et, surtout, son soutien à long terme...
Â
Amine B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com