Alger - Revue de Presse

Hachemi Djaâboub au sénat



Les éleveurs, le médicament, le ciment et le rond à béton Le gouvernement vient d’ordonner à l’OAIC, Office interprofessionnel des céréales, d’importer 300.000 tonnes d’orge destinée aux éleveurs de bétail. Il s’agit de l’un des éléments de l’importante décision prise samedi dernier lors d’un conseil interministériel présidé par Abdelaziz Belkhadem. Le gouvernement a également décidé de «suspendre totale-ment l’importation de viandes ovines jusqu’au mois d’août 2008", et ce suite à l’examen du dossier relatif à l’élevage ovin où il a été relevé que «ce secteur important de l’économie nationale traverse une situation difficile, risquant de mettre en danger ce patrimoine national qui doit être impérativement préservé». L’étude exhaustive de la situation qui prévaut dans les régions de parcours a révélé en effet le danger qui menace ce secteur, qualifié par Hachemi Djaâboub, le ministre du Commerce, de «préoccupant», faisant le parallèle avec la crise américaine des fameux subprimes. Interrogé hier en marge de la séance plénière de débat au sénat, sur le projet de loi complétant et modifiant la loi de 2003 sur la concurrence, le ministre a souligné l’importance de ce secteur, «ce qui a amené le gouvernement à décider de prêter main forte aux éleveurs dont le cheptel ovin a perdu la moitié de sa valeur». Ajoutant que le gouvernement vient d’ordonner à l’OAIC d’importer en urgence 300.000 tonnes d’orge et de les vendre aux éleveurs à 1.500 DA le quintal, avec un soutien étatique de 2.500 DA le quintal. Le ministre a minimisé par la même occasion les quantités de viande importées. «Elles sont marginales et ne représentent que 10% de notre consommation. Nous consommons en effet 300.000 tonnes par an et importons 30.000 tonnes seulement. Pour nous, le fait d’interdire l’importation de viande ovine pendant un certain nombre de mois est une mesure de sauvegarde autorisée à travers le monde entier; d’autant plus que, chez nous, l’élevage ovin est un secteur stratégique menacé par la sécheresse». Pour ce qui est de la limitation de la date d’interdiction d’importation fixée à août prochain, celle-ci pourrait être reconduite après ce mois, précisera-t-il. A ce propos, le ministre du Commerce a déclaré que le gouvernement agira en fonction de l’évolution du marché. Les marges bénéficiaires du médicament et du ciment fixées par décret A propos du marché du lait, le ministre du Commerce a souligné que «le soutien des prix du lait a permis de régler le problème pour le moment». Pour autant, il n’écarte pas la possibilité de la reconduction de la mesure ou de l’augmentation des subventions suivant l’évolution des prix sur le marché international. «Le ministère de l’Agriculture va présenter prochainement, dira-t-il, un programme à moyen et long termes. Mais, pour le moment, le marché est bien alimenté et je rappelle que la subvention annuelle a atteint 25 milliards de dinars». Le soutien des prix des produits de première nécessité est l’une des mesures prises par le gouvernement pour aider les citoyens à sauvegarder leur pouvoir d’achat. Le ministre a aussi annoncé que d’autres mesures de subventions vont êtres prises, conformément à l’ordonnance sur la concurrence. Celle-ci autorise le gouvernement à intervenir pour plafonner les prix ou réglementer les marges bénéficiaires par décret. «Après avoir fixé les marges bénéficiaires du carburant, de la semoule et de la farine et fixé par décret le prix du lait, nous venons également de revoir la marge bénéficiaire du médicament et sommes en pleine étude pour fixer celle appliquée au ciment étant donné son caractère stratégique». Dans deux ans, nous n’importerons plus de rond à béton Il a indiqué, par ailleurs, que «d’ici deux ans, nous n’aurons plus à importer de rond à béton (RAB). Nous avons décidé d’autoriser l’Egyptien El Izz Steel d’investir dans la zone de Bellara (dans la wilaya de Jijel, ndlr) pour produire 400.000 tonnes de RAB. L’autre moitié de Bellara sera cédée à l’Indien Mettal Steel. Ainsi, on aura deux complexes de production de RAB, en plus des usines de récupération de fer». Rappelons que l’Algérie produit 400.000 tonnes de RAB par an et importe 1,6 million de tonnes. Tahar A.O.
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