Alger - Revue de Presse

Une nouvelle loi pour lutter contre le tabagisme ?



L’Algérie pourrait suivre l’exemple français L’Algérie pourrait bien suivre l’exemple des pays européens en matière de législation antitabac. Le nouveau décret en gestation au ministère de la Santé va, en tout cas, instaurer une réglementation plus rigoureuse en la matière. C’est ce qu’a indiqué, hier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou. Cette annonce a été faite à l’occasion de la présentation du bilan 2007 des transplantations et greffes d’organes et l’évaluation des transferts de malades à l’étranger. Ainsi c’est un aveu d’échec par rapport à la loi en vigueur interdisant le tabac dans les lieux publics qui est peu suivie d’effet, le nouveau texte en phase d’élaboration prévoit des sanctions «plus contraignantes» aux personnes qui enfreindraient la loi. «En matière de lutte contre le tabac, s’il faut suivre ce qui se fait ailleurs, il faut le faire», a-t-il suggéré. Et c’est surtout en matière de procès qu’il faut parler. «Nous avons plusieurs exemples dans ce sens. En France, il y a la loi antitabac qui instaure des PV surtout pour les propriétaires de bistrots, cafés ou restaurants. Nous pouvons aussi suivre d’autres exemples comme aux Etats-Unis d’Amérique, mais l’essentiel est de lutter», a-t-il ajouté. Devant l’augmentation «alarmante» des cancers du poumon et du larynx, particulièrement chez les hommes, une loi antitabac a été promulguée début 2000, mais n’a pas donné les résultats escomptés. Selon les statistiques, le tabac tue chaque année plus de 15.000 personnes et est à l’origine de plus 3.000 nouveaux cas de cancer du poumon. Pour le ministre, il s’agit d’un moyen pour essayer de diminuer le nombre de malades qui demandent des greffes phonatoires à cause du cancer du larynx. Pour ce qui est du bilan des transplantations, le ministre s’est, en tout cas, montré satisfait. «Nous avons réalisé l’essentiel, malgré le jeune âge de cette pratique en Algérie». Des statistiques ont, d’ailleurs, été données. Pour la transplantation rénale, il y a eu 116 opérations réalisées à travers 12 centres greffeurs, 484 greffes de la cornée effectuées à travers 9 centres, 120 greffes de la moelle osseuse, 9 opérations du foie. En tout, le nombre avoisine les 800 opérations et les structures sanitaires entendent augmenter ce chiffre. Lors des débats, plusieurs intervenants ont fait état de nombreux problèmes qui les bloquent dans leur travail. «Nous n’avons pas encore de banque d’organes. Nous ne disposons pas du nombre de donneurs...», a fait savoir un professeur au CPMC. La rencontre n’a pas permis également de lever le voile sur le nombre de patients sur la liste d’attente, le nombre de décès post-opératoires. Un intervenant a préconisé par la même occasion de développer la transplantation à partir de cadavres. Le sort du Comité national de la transplantation n’est pas encore tranché, d’autant plus que sa création est toujours reportée. Pour le ministère, pour le moment, il existe des comités pour chaque organe. En tous cas, les efforts fournis visent à réduire le nombre de malades transférés à l’étranger et le ministre de la Santé mise sur 2009 pour mettre fin à ces transferts. En attendant la réalisation de cet objectif, en 2007, il y a eu 779 malades envoyés pour des soins à l’étranger. Là aussi se posent beaucoup de problèmes, notamment pour les enfants en bas âge qui nécessitent un accompagnateur. Plusieurs d’entre eux n’ont pu être transférés en France faute de visas refusés aux accompagnateurs par l’ambassade de France. On ne connaît pas non plus le sort des malades, une fois les soins achevés. Un suivi que doit normalement assurer la Sécurité sociale. Tahar A.O.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)