Les médersas inquiètent l’Occident
«Les médersas sont des universités du terrorisme.» Tel est l’intitulé d’une récente étude d’un institut américain dit «spécialisé dans le Moyen-Orient» (encore un) qui estime à six millions les Musulmans qui étudient dans les écoles coraniques ou du fiqh à travers le monde...
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Cette «étude» fait même ressortir que ce sont les pays musulmans les plus pauvres qui en comptent le plus grand nombre d’élèves et l’Algérie est citée dans ce rapport au même niveau que le Maroc, l’Indonésie et les Philippines.
L’étude insiste sur le fait que le rôle de l’Etat algérien a été positif pour contrôler les circuits de la zakat, considérée par l’institut en question comme un mode souvent détourné de financement des organisations islamistes et terroristes, sans compter la limitation des aides difficiles à contrôler de certains Etats arabes ou de donateurs individuels envers les écoles, les Zaouïas ou les mosquées sous forme de soutien à certaines associations.
L’étude ne s’empêche pas aussi de faire quelques dangereux amalgames en soutenant que les médersas restent un lieu de refuge pour les pauvres n’ayant pas les moyens de suivre l’instruction de l’école publique, en soutenant par ailleurs que «c’est là que les organisations terroristes puisent leurs éléments».
S’intéressant à l’éducation islamique dans les pays, le rapport estime que l’Algérie se situe dans une position de modération évidente du contenu pédagogique religieux, la mettant en comparaison avec des pays comme le Pakistan, l’Iran ou encore le Koweït. L’Algérie compte près de 400 Zaouïas (ayant des médersas comme démembrements) à travers son territoire où étudient, selon les derniers chiffres du ministère des Affaires religieuses pas moins de 30.000 étudiants, dont la majorité serait destinée à remplir la fonction d’imam. Se défendant d’être des lieux d’endoctrinement, la rencontre de l’Association des Zaouïas d’Algérie tenue à Tizi Ouzou a été une occasion pour ses responsables d’insister sur le fait que «les zaouïas n’ont pas laissé l’enseignement de l’Islam entre les mains de ceux qui ne le connaissent pas ou de ceux qui veulent l’utiliser à des fins autres que celles d’inculquer les valeurs de tolérance et de respect de l’autre dans notre société» (dixit Rachid Mahfoudh, secrétaire national). Niant tout rapport avec le wahhabisme, ce dernier a rappelé que «notre Islam à nous est expurgé de toute forme de violence».
Réda Amarni
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com