Les producteurs de lait privés, réunis dimanche à Alger, ont recommandé lalibéralisation du prix du lait et la compensation de l'actuelle subvention parune augmentation du SNMG, des pensions de retraite, des allocations familialeset de l'allocation chômage.La Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) aappelé, hier, à une intervention du président de la République afin de trouverune issue à une situation qui a déjà paralysé la quasi-totalité des opérateursde la filière lait. Sur 78 opérateurs, il ne reste que 8 qui travaillent parcequ'ils disposent encore de petits stocks de quelques jours, a soutenu leprésident de la fédération nationale de l'industrie agroalimentaire M. Ziani. Le président de la CIPA MeheniAbdelmadjid qui a soutenu que dans les conditions actuelles «il est impossiblede faire du lait pasteurisé avec un prix administré par l'Etat», ne comprendpas l'absence de réaction des pouvoirs publics par rapport à la situation quevivent ces opérateurs. Au sujet de l'enveloppe de 10,6 milliards de DA accordéeà Giplait, Meheni s'est interrogé si cette mesure concerne uniquement lesopérateurs publics. Ils ne voient pas pourquoi l'Etat consentirait àsubventionner le secteur public et ne le fait pas pour les privés de la filièredu lait. «Pourquoi la politique de deux poids deux mesures», s'est demandé unopérateur de l'Est. Pour les producteurs du lait, ilest hors de question de reprendre leurs activités au prix où la matièrepremière est cédée actuellement sur le marché international et sansintervention des pouvoirs publics. Et d'expliquer que les producteurs de laitpasteurisé ne peuvent s'en sortir en cédant le sachet à 25 DA le litre, alorsque son prix de revient est de plus de 40 DA. Pour les opérateurs, si lespouvoirs publics ne veulent pas libéraliser le prix du lait, il faudra agirautrement notamment en allégeant leurs charges fiscales et parafiscales ouencore d'accorder des subventions aux opérateurs pour compenser directement ladifférence. Et dans le cas où l'Etatlibéralise le prix du lait, indique M. Ziani, les producteurs proposent lacompensation de l'actuelle subvention par une augmentation du SNMG, despensions de retraite, des allocations familiales et de l'allocation chômage.C'est, ajoute le président de la CIPA, ce qui a été adopté lors de la réuniondes producteurs de lait, tenue dimanche à Alger. Répondant aux accusationsportées à l'encontre des producteurs privés au sujet du détournement de lapoudre pour la fabrication des dérivées (fromage et yaourt), il est préciséqu'il s'agit là d'accusations non fondées. Des opérateurs de la filière,présents à la rencontre, ont par ailleurs affirmé que les chiffres officielsconcernant la production et la collecte de lait au niveau local étaient «loinde refléter la réalité car surévalués». Ils ont aussi déploré «l'absence d'unmécanisme de collecte et de distribution du lait cru bien défini». Laparticipation importante d'opérateurs et également du président du Forum deschefs d'entreprises Rédha Hamiani qui leur apporta son soutien et de M. CherifAït El-Hocine, président de la chambre nationale de l'agriculture, a permisd'aborder la question dans toutes ses dimensions.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com