Alger - Revue de Presse

PRIVATISATION DU CPA Une banque pour la PME ?



La privatisation du Crédit Populaire d'Algérie (CPA) devrait profiter auxPME. Selon nos informations, le gouvernement veut que le futur actionnairemajoritaire dans la banque publique s'implique activement dans le financementde la PME. «Nous voulons faire du CPA une banque de financement de la PME»,explique notre source. Le gouvernement cherche en effet à développer la PMEpour relancer l'industrie en panne depuis plusieurs années, avec l'objectif decréer un million de PME entre 2004 et 2009.  L'Algérie compte actuellement330.000 PME. Mais le problème de financement de la PME se pose et la créationd'une banque spécialisée a été écartée par le gouvernement pour des raisons decoût. La création d'une banque spécialisée dans la PME nécessite en effet desfonds et un nouveau réseau d'agences bancaires. Les banques publiques nefinancent pas suffisamment la PME, arguant des difficultés de remboursement descrédits. Pour y remédier, le gouvernement a créé la Caisse de garantie descrédits d'investissements (CGCI) aux PME. Lors du lancement de l'appel d'offrespour la privatisation du CPA en octobre dernier, les autorités avaientclairement identifié le futur actionnaire majoritaire de la banque publique:une grande banque de détail de dimension internationale pour faire du CPA unegrande banque de détail à l'échelle régionale et africaine. L'Etat, qui resteraactionnaire à hauteur de 49% dans le CPA après sa privatisation, veut que lefutur CPA s'implique davantage dans le financement de l'économie etparticulièrement de la PME.  L'ouverture du capital du CréditPopulaire d'Algérie devrait faire un nouveau pas ce mois d'avril, avec laprochaine invitation des 6 banques candidates (BNP Paribas, Crédit Agricole,Citibank, Groupe Banques Populaires, Santander, Société Générale) pour les dataroom pour leur permettre de « faire connaissance» avec le CPA. «Il faut aumoins trois mois après le début des data room pour faire une offre sérieuse »,explique un proche du dossier. Selon nos sources, legouvernement a mis en place deux comités techniques, l'un au ministère desFinances et l'autre auprès du ministère délégué à la Réforme financière, poursuivre « convenablement » l'opération de privatisation. Un dispositif lourd quirisque de retarder la privatisation, mais le gouvernement veut surtout prendrele maximum de précautions pour « bien choisir » le futur actionnairemajoritaire dans le capital de la banque publique. Aucun délai n'est fixé pourle choix du futur actionnaire majoritaire du CPA. Lors du lancement de l'appeld'offres, plusieurs responsables avaient avancé que cette privatisation seraachevée début 2007.
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