Un réseau en cache-t-il un autre ?Le tout récent démantèlement d’un réseau de soutien à l’action terroriste islamiste, dans la région semi désertique qui s’étend de M’sila à Bordj Bou Arreridj, pose avec force la question de la capacité de régénération des groupuscules dans les conditions, à tout le moins, adverses de l’Algérie actuelle. Autant au vu du harcèlement systématique de la part des forces de sécurité que le degré de vigilance plus élevé qu’auparavant des Algériens qui rend plus compliquée encore toute organisation pérenne. Dans ce cas de figure, il est légitime de se demander si les éléments les plus déterminés des «maquis» n’ont pas mis la main sur «le bon câble» qui les relierait au reste du monde... censé leur faciliter grandement la vie dans leur entreprise mortelle. Des actions tout aussi concertées que la pose de bombes dans quelque bled paumé des profondeurs du pays et une protestation sur le parvis du ministère de l’Intérieur ou encore la reprise avec vigueur des réseaux logistiques dans la région des Hauts-Plateaux, ont de quoi laisser perplexes les plus avisés des observateurs. Car enfin, si la «capitainerie» afghane décide de renommer ses plus fidèles serviteurs, en Algérie comme en Tunisie ou au Maroc, force est de constater que les éminences grises des montagnes pelées de la frontière pakistano-afghane n’ont pas plus de problème pour communiquer avec leurs ouailles que deux voisines de palier qui se passent le sel ou le poivre. Il semble bien que la surveillance des téléphones portables et de l’Internet, bien que serrée, n’arrive pas à endiguer les coups de boutoir et, disons-le, un certain succès, du terrorisme islamiste dans le Maghreb du moins. Le plus significatif est peut-être le cas de notre voisin marocain. Malgré (ou à cause...) ses efforts de modernisation et la lutte résolue contre les poches de misère et d’exclusion, la lutte contre les affres d’un passé sombre fait d’arbitraire et de répression, l’islamisme fleurit avec une sorte de bonheur qui émeut les Marocains qui se demandent à quoi carburent «les frères». Le fait est qu’ils n’ont connu de la bête que les vagues informations qui leur venaient d’Algérie durant 15 ans. Le chemin est encore long, qu’ils se le disent, pour le retour d’une paix durable.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com