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Que les Algériens acceptent cette diversité, c'est toute la difficulté



Que les Algériens acceptent cette diversité, c'est toute la difficulté
- L'Algérie est l'un des derniers pays à avoir ratifié le Convention de 2005 de l'Unesco, un retard accumulé depuis des années. Pensez-vous que c'est rattrapable 'En Algérie, nous n'avons pas les mêmes priorités en termes de politique de développement humain et surtout pas les mêmes moyens. L'Algérie a vécu une décennie noire qui a freiné considérablement son évolution, qui a engendré un black-out de dix ans. A mon avis, avant de signer une quelconque convention, il faut être prêt et je pense que le choix d'attendre et de le faire était pertinent.On nous a imposé une culture institutionnelle orientée pendant 50 ans et aujourd'hui on libère les énergies créatives avec tous les chantiers structurants dans le secteur. J'avoue que je suis optimiste et je crois que si le chantier de la formation suit, tout s'emboîtera efficacement.- La Convention impliquerait que le gouvernement reconnaisse la diversité des expressions culturelles...Le gouvernement algérien ne peut pas refuser de reconnaître la diversité des expressions culturelles. La culture est vraiment partout, elle est transversale et concerne le tout. Faisons une lecture de la Constitution. A mon avis, il n'a plus le choix. Le plus dur est de la faire reconnaître par les Algériens eux-mêmes. Que les Algériens acceptent cette diversité, c'est toute la difficulté. Il faut avouer que certains Algériens font preuve de racisme et de xénophobie.En Algérie, le dialogue interreligieux est inexistant, nous sommes peu tolérants envers la différence cultuelle ou culturelle. Il me semble opportun d'évaluer la situation en s'appuyant sur des études scientifiques et sociologiques fiables. Et d'impliquer tous les acteurs pour rendre accessible cette convention à tout le monde, rendre cela réalisable sur le terrain. Sinon, cela restera juste une signature sur un papier.- Pensez-vous que maintenant les politiques culturelles seront mieux appliquées dans notre pays 'En l'absence de données précises, cela reste difficile à évaluer. Mais je pense que les choses se remettent en place. L'urgence aujourd'hui est de faire un état des lieux ensemble, avec tous les acteurs et ensuite continuer à appliquer les politiques culturelles. En Algérie, il y a des choses qui ont été «faites», mais mal faites pour certaines. Toutefois, elles existent sur le terrain. Le vrai challenge aujourd'hui est de faire de la formation le quatrième pilier du développement durable.


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