
- Samedi : Constantine, capitale de la culture arabe fait jaser. Le RCD dénonce une «provocation» quant aux origines de l'Algérie, alors que Benflis, éternel «opposant» mahgour, en profite pour affirmer que «l'amazighité doit être prise en charge». Condamnés à choisir entre arabité et amazighité depuis 52 ans, sans pouvoir conjuguer harmonieusement les deux, absurdité à l'algérienne. Le Mois du patrimoine qui s'ouvre aujourd'hui réconciliera peut-être les esprits.- Dimanche : La journée est aux visites. Todeschini, secrétaire d'Etat français aux anciens combattants, est en Algérie pour commémorer les massacres de 1945 à Sétif et Guelma. Une première, histoire de calmer enfin les esprits ' Rien n'est moins sûr. Par contre, la venue de Kagamé à Alger va nous donner l'occasion de voir Bouteflika à l'ENTV. Que d'honneur ! Certitude encore : «La fin de la dictature des clans est proche» pour le FFS. Vingt ans que la prophétie dure.- Lundi : Sonatrach a trouvé de nouveaux puits de gaz, nous sommes sauvés. Dans le rayon révélations, Sadi affirme que «tamazight et démocratie sont indissociables» à l'occasion des 20 ans du Printemps berbère. Parce que le pouvoir est muet, le MAK récupère cette commémoration. Dramatique. Les indépendantistes de l'Azawad, eux, sont sous pression, Alger menaçant de ne plus coopérer ave eux en cas de refus de signer l'accord intermalien.- Mardi : Bengherbrit annonce l'ouverture d'un concours de recrutement pour 19 000 enseignants, alors que, de son côté, Zerhouni annonce le plan de restructuration du tourisme en Algérie qu'on appelle de tous nos v?ux depuis des années. Quand les femmes ministres maintiennent un semblant d'espoir. Aucun en revanche pour le FLN qui s'embourbe dans sa crise, Saadani réunit les mouhafadhas, alors que le Comité central continue à vouloir le limoger par tous les moyens.- Mercredi : A Washington, Djellab parle développement avec le FMI, le spectre du plan de réajustement des années 1990 n'est pas loin. Pendant que 3 terroristes sont abattus par l'armée, la France en arrête un et il fallait que ce soit un étudiant algérien. La polémique est en chemin. Meslem affirme que «l'Algérie est pionnière dans la promotion des droits de la femme». Les leçons d'humour de Sellal font mouche, visiblement.- Jeudi : Quand un livre révèle les relations officieuses entre Paris et Alger, pour Saadani, ce sont des partis algériens qui «visent le clan du Président». Une main intérieure dans un gant étranger, donc. Le même paradigme qui fait qu'une entreprise italienne d'armement est soupçonnée de corruption en Algérie. Sur ces questions, on peut compter sur la célérité de justice algérienne ; la preuve : le verdict de l'affaire Sonatrach 1 est de nouveau reporté.- 1,73 de dollars est le déficit de la balance commerciale de l'Algérie pour le premier quart de l'année 2015, chute des prix du pétrole oblige.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amrane Mahfoud Medjani
Source : www.elwatan.com