Alger - Revue de Presse

Programmation d’un référendum sur la révision constitutionnelle



Le FNA contre «le gaspillage de l’argent public»«La révision de la constitution est inopportune», dira le président du Front national algérien (FNA) qui trouvera «injuste, dans l’état actuel de misère et de précarité sociale, de dépenser l’argent public dans la programmation d’un référendum, dont l’article 17 sera l’axe central». Lors d’une réunion tenue jeudi avec les cadres de son parti, le président du FNA, Moussa Touati, annonce la couleur et revient sur les préparatifs en prévision des prochaines échéances. Il a instruit ses militants à redoubler d’efforts pour la préparation des conférences régionales qui seront amorcées le 7 septembre prochain à partir de Sidi Bel-Abbès et qui seront clôturées par une autre nationale prévue pour le 21 décembre de l’année en cours. Dans une seconde phase, et selon son premier responsable, le FNA sera tenu d’élaborer un programme pour les législatives de 2007. Il sera question ainsi de la confection des listes électorales dont le critère de candidature sera arrêté le 21 novembre de la même année. «Le droit à la candidature est ouvert à tous les militants du parti», a-t-il annoncé et le seul critère qui départagera les candidats sera, selon lui, «le nationalisme», la fibre patriotique et l’amour du pays. «Même si le candidat est illettré», a-t-il assené. En attendant ces échéances, Moussa Touati a invité les cadres de sa formation à organiser des AG dans les communes non encore structurées, les appelant à la mobilisation politique en se rapprochant un peu plus du citoyen. «Nous sommes un parti qui n’a de comptes à rendre à personne», se défend-il en soutenant que «le FNA a pu s’implanter, en si peu de temps, dans les 48 Wilayas, à travers 1000 bureaux communaux». Par ailleurs, et à une question sur la prorogation du délai imparti à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dont la date limite arrive à son terme le 31 août prochain, Moussa Touati dira qu’il vaudrait mieux «respecter la loi et le temps». Avec un ton ironique, le président du FNA a laissé entendre que «nous sommes toujours dans les prolongations, et ce, depuis 44 ans d’indépendance». C’est en ce sens qu’il souhaiterait voir «l’administration sanctionnée» et «les responsabilités situées». L’ex-candidat à la présidentielle de 2004 a fait savoir ainsi qu’il est «inopportun et injuste, dans l’état actuel de misère et de précarité sociale, de dépenser l’argent public à l’emporte vent, pour programmer un référendum dont l’article 17 sera l’axe central». Abed Tilioua
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