Alger - Revue de Presse

M. Oundadji Kaddour (Conseiller en sports et entraîneur de football)



«Le manque de dirigeants intègres reste à la base de la déchéance de notre football»Issu de la promotion 77-80 des TSS formés au CREPS de Aïn El-Türck, cet homme de terrain qui a roulé sa bosse un peu partout, est venu se retremper sur la corniche en visite familiale et ce n’est que par pur hasard que la VO l’a surpris sur l’une des nombreuses terrasses de cafés en train de siroter une boisson fraîche. Très courtois et possédant un bagage footbalistique très riche M. Oundadji s’est prêté avec passion à nos questions, parfois embarrassantes. - En vacances sur la corniche ou en stage Kaddour? - Ce n’est qu’une visite de courtoisie chez des amis et en même temps, un moment de détente pour toute ma petite famille. - Des contacts professionnels cette saison ? - En toute franchise, les discussions avec des médiateurs de Sougueur et du SAM, n’ont pas abouti positivement pour la division nationale 2. Ensuite, de nombreuses propositions d’autres divisions régionales surtout de l’Ouest me sont parvenues et en toute sincérité, je vise plus haut c’est-à-dire le haut niveau pour lequel je possède les capacités, les diplômes requis et l’expérience souhaitée. C’est pour ces raisons que j’ai décliné toutes les offres des divisions régionales. - L’on dit que M. Oundadji a une pédagogie de fer et très sévère ? - Mes résultats plaident en ma faveur. Au SAM, à Djelfa, c’est-à-dire partout où j’ai entraîné des clubs avec des méthodes scientifiques, basées sur des planifications rigoureuses en micro-cycles et tests perpétuels motivant le groupe d’homme qui forment l’équipe et qui découvrent à chaque séance, des nouveautés pédagogiques. C’est ma propre méthodologie qui exige une attention et un suivi sérieux de la part des joueurs. A certains moments, il faut être sévère, intransigeant et les résultats suivront. - Depuis près de vingt ans, le football algérien a perdu ses repères, pourquoi ? - Du temps de la réforme, les postes stratégiques étaient occupés par des hommes intègres, des fonctionnaires et les cadres du MJS étaient aux commandes du football national, toutes divisions. Regardez en ces moments, ceux qui dirigent les clubs. La majorité des dirigeants actuels n’ont presque aucune connaissance du ballon rond. Ces derniers font ce que bon leur semble. Ils s’occupent des recrutements, des contacts, du choix du staff, ensuite c’est le limogeage et le remplaçant est déjà choisi moyennant les deniers de l’Etat. Aucune politique sérieuse d’un club n’a été tracé à long terme. C’est la politique de l’autruche du jour au lendemain. Si l’Etat ne réagit pas de toute urgence, ce sera la totale déchéance du football national. - M. Oundadji, que proposez-vous d’urgence ? - Je dirai simplement ceci : des hommes extraordinaires tels M. Sâadane, l’ex-entraîneur national existent en Algérie. Une nouvelle révolution devra être tracée menée et programmée par ces scientifiques qui sont adulés hors de nos frontières. Aux tutelles de prendre leurs responsabilités. - Clôturons cet entretien M. Kaddour, voulez-vous ? - N’oublions pas le second problème : l’infrastructure trop insuffisante qui empêche toute formation des jeunes à long terme. Nordine Benouda
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