Alger - Revue de Presse

Politique sanitaire



Amar Tou épinglé à l’APN Les députés, dans leurs interventions, ont presque tous critiqué d’une manière acerbe la politique sanitaire du pays. Relevant l’absence d’une politique claire dans ce domaine, ils se disent pessimistes quant à l’avenir de la santé publique. Selon eux, le secteur est gangrené par des parasites affairistes qui n’ont aucun rapport avec la santé. Ils mettent l’accent sur la vétusté des hôpitaux et la qualité des soins qui y sont prodigués, craignant par-là pour la santé du citoyen. Selon eux, l’Etat débourse des sommes faramineuses pour ne pas voir les résultats sur le terrain. D’autres s’inquiètent également de l’ouverture anarchique du marché du médicament, mis entre les mains de lobbies qui n’ont qu’un seul intérêt, le gain facile. Le député du RCD, Oulhadj Arab, se dit de son côté outré par le manque de considération qu’ont les autorités à la production du générique en Algérie, «l’importation va à l’encontre des intentions affichées d’encourager la production nationale». Et de préciser que la facture du médicament est passée de 600 millions à 1,200 milliard de dollars en 2007. Est mise en avant, également, la nécessité de protéger la production nationale, estimant que nos voisins du Maroc et de Tunisie font mieux en la matière. Pour sa part, le député RND, Benhlima Boutouga, n’est pas allé par trente-six chemins pour dénoncer une politique sectorielle «incapable de prendre en charge réellement les malades». Et de s’interroger, en s’adressant au ministre en personne: «Qui importe quoi et pour combien?» Il se demandera également pourquoi le marché «est entre les mains de 117 importateurs», critiquant la situation de monopole créée à cet effet. La présence d’entreprises étrangères, jordaniennes notamment, a également irrité le député qui demandera des clarifications à ce propos au ministre. D’autres ont demandé une rigueur dans le contrôle des médicaments et demanderont à réactualiser la nomenclature des médicaments remboursables. Tahar A.O.
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