Alger - Revue de Presse

Alliot-Marie revient sur la lutte antiterroriste, l’Union pour la Méditerranée...



L’Algérie, un «partenaire stratégique» pour la France L’option du resserrement de la coopération sécuritaire entre l’Algérie et la France a été réaffirmée par la ministre française de l’Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie, au sortir de l’audience que lui a accordée le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.Mme Alliot-Marie a réaffirmé, en outre, les liens de «confiance et d’amitié» existant entre l’Algérie et la France ainsi que la nécessité de les voir «renforcer encore davantage». «J’ai voulu manifester la volonté de la France de renforcer encore davantage les liens historiques et étroits qui existent entre nos deux pays dans un domaine de coopération particulier», a-t-elle encore déclaré. Ce domaine de coopération «particulier» a été identifié comme étant «celui de la protection de nos concitoyens contre les risques et les menaces du terrorisme, de la grande criminalité, ainsi que les risques liés aux catastrophes naturelles». Revenant sur l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat, Mme Alliot-Marie a déclaré que cela lui a permis «de lui exposer les accords que nous avons passés avec le ministère de l’Intérieur et les compléments que nous avons décidé de rajouter». Mme Alliot-Marie a indiqué avoir également «profité de cette opportunité pour demander au président de la République sa propre analyse stratégique par rapport au contexte régional et sur le devenir des principaux défis qu’ensemble, l’Algérie et la France, ont à relever», soulignant que «face aux grands risques et défis actuels, ce n’est pas un pays séparément qui peut faire les choses, mais il faut être plus fort, et on est toujours plus fort ensemble». Auparavant, à l’issue d’une visite au siège de la Protection civile, la ministre française a estimé que l’Algérie est un «partenaire stratégique de première importance» pour la France, dans tous les domaines. «L’Algérie est un partenaire stratégique de première importance pour la France dans tous les domaines, que ce soit sur le plan économique, culturel, sécuritaire ou sur celui de la circulation des personnes». Pour elle, cette visite en Algérie entre dans le cadre de l’application de la «feuille de route» «fixée» par Bouteflika et Sarkozy, lors de la visite officielle effectuée par le président français en Algérie en décembre dernier. Evidemment, son principal souci, à savoir la lutte antiterroriste, a été discuté en long et en large avec son homologue algérien, mais Mme Alliot-Marie a également eu des entretiens avec Ghlamallah. Le sujet de discussion a été certainement centré sur la question de la liberté de culte, notamment après l’adoption d’une loi codifiant les activités des associations cultuelles autres que musulmanes existant dans notre pays. Ce qui n’a pas été du goût de certaines associations chrétiennes. «Nous avons aussi parlé d’une préoccupation commune qui est celle de la montée des sectes et de leurs actions», a-t-elle ajouté, précisant que les deux parties ont convenu d’avoir des «échanges pour lutter contre les dérives sectaires». Sur la question de l’Union Pour la Méditerranée, la ministre française s’est voulue rassurante surtout après la polémique portée sur la place publique par la presse nationale et selon laquelle notre pays a fait savoir au porteur de ce projet qu’il ne voulait pas de seconds rôles. A ce sujet Alliot-Marie a affirmé que l’Algérie, qui jouit d’une position «stratégique» et «fondamentale» dans la région, est à même de «jouer un grand rôle» dans cette union. Cela suffira-t-il à apaiser les tensions ? Les prochaines semaines nous le diront certainement. Farida Kadache
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