Alger - Revue de Presse

Plus de 6 millions d’Algériens sont concernés



45 milliards de DA pour lutter contre l’analphabétisme L’Algérie compte plus de 6 millions d’analphabètes, soit un taux de 21,39% de la population. C’est là le chiffre com-muniqué hier par des responsables de l’Education et l’Association Ikraa de lutte contre l’analphabétisme, lors d’une rencontre au Forum d’El Moudjahed. C’est un taux qui reste élevé même s’il est en baisse par rapport aux chiffres d’il y a deux ans. En effet, en 2005, on faisait état de 26,5% de la population, ce qui représentait un effectif global de plus de 7 millions. Pour faire baisser davantage le nombre d’analphabètes, la lutte contre ce fléau est donc entreprise à travers la stratégie mise en place par les pouvoirs publics. Elle concerne toute la population qui n’a pas accès au savoir, dont 4 millions sont des femmes, rurales en grande partie, mais aussi la majorité des non-voyants, des handicapés et la population carcérale. Selon les conférenciers, cette stratégie a nécessité une enveloppe financière de 45 milliards de dinars, à raison de 2.500 DA par apprenant et par an. «Nous allons élargir cette stratégie à toutes les ONG, au nombre de 303, et les associations qui militent dans ce sens», a indiqué un conférencier, membre de l’Association Ikraa. Même les établissements scolaires sont mis à contribution, appelés à prendre en charge les cours de soir, comme il est demandé des associations de faire de même dans leurs locaux. Il faut dire que l’Algérie fait partie des pays les plus touchés par l’analphabétisme dans le monde arabe. Toutefois, et selon les conférenciers, d’énormes moyens ont été mis en place. Où donc se situe le hic? On estime à ce propos que les dispositifs prévus ne sont pas efficaces et sont insuffisants. Quelques explications sont données pour comprendre ce phénomène, entre autres la déperdition scolaire, l’absence de contrôle concernant l’obligation de scolarité par le secteur de l’Education et le manque de moyens financiers des parents, notamment dans les zones rurales, pour supporter les charges scolaires de leurs enfants. Pour les initiateurs et les acteurs de cette stratégie, il y a un objectif à atteindre, celui de réduire de 50% le nombre actuel d’analphabètes, et ce, à l’horizon 2015. En tout cas, les personnes dont l’âge est compris entre 10 et 44 ans parmi les analphabètes seront prioritaires en matière de prise en charge. Par ailleurs, un intérêt particulier sera accordé à la femme et aux populations des zones rurales. Même les organismes employeurs sont appelés à aider dans l’alphabétisation de leurs travailleurs s’ils font partie de cette catégorie de la population. Dans un document remis à la presse, il est indiqué que l’enseignement sera ventilé sur trois niveaux, à raison de 9 heures d’enseignement hebdomadaire pour le niveau I et 12 heures pour les deux autres niveaux. Cela représente un volume horaire global de 756 heures pour le cursus d’alphabétisation. A noter enfin que les personnes âgées de 20 à 59 ans représentent près de 66% de la population analphabète et les zones rurales sont les plus touchées par le phénomène avec un taux d’analphabétisme de 55,22%.
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