Alger - Revue de Presse

Le président de la Confédération algérienne du patronat à Bejaia



«L’Etat doit soutenir le produit national» Boualem M’Rakach, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), a plaidé pour «le soutien de la production nationale par divers mécanismes fiscaux et bancaires» afin, a-t-il ajouté, «d’assurer une croissance économique durable». Le président de la CAP s’exprimait, hier, à l’ouverture de l’assemblée générale des opérateurs économiques privés, initiée à l’hôtel Royal de Bejaia en vue du renouvellement du bureau local. Cet événement a été marqué aussi par l’initiative des opérateurs économiques privés qui ont adressé, officiellement hier, une invitation au président de la République pour une visite de travail dans la wilaya de Bejaia. Adoptée à l’unanimité par la plénière de l’assemblée, l’invitation a été remise en main propre au secrétaire général de la wilaya présent pour la circonstance. «Nous vous invitons, M. le président de la République, pour constater de visu les résultats positifs du programme de la relance économique et passer en revue les projets magnifiques réalisés dans notre wilaya, les restes à réaliser et les projets à lancer à l’avenir pour garantir le développement économique de notre région», écrivent-ils notamment. Au cours de cette rencontre, Abdelkader Hocini, président du bureau exécutif de la CAP de Bejaia, a présenté les bilans moral et financier de l’exercice allant de 2004 à 2007. La situation de l’investissement dans la région de Bejaia et les entraves auxquelles il ne cesse de faire face n’ont pas été en reste puisque le président sortant s’est étalé, longuement, sur ce volet, soulevant les nombreuses difficultés que rencontrent les patrons à Bejaia. «L’Algérie ne pourra pas préserver sa souveraineté et s’imposer sur la scène internationale en restant un pays faible», soutient-il avant de relever les défis, dont le chômage qui, pour lui, «se situe au niveau de la façon avec laquelle ont été dépensées les recettes financières faramineuses dégagées pour l’application de ces programmes et le je-m’en-foutisme». Le président sortant de la CAP de Bejaia ne manquera pas, également, de fustiger la chambre du commerce de Bejaia, qui «n’a fait aucun effort pour s’adapter à l’ouverture sur l’économie de marché». «Son action se limite à l’organisation des foires et séminaires», précise-t-il. En tant qu’acteur économique, la CAP s’est interrogée, par ailleurs, «s’il y a réellement une véritable politique économique pour notre région»Â ; une interrogation qui reflète le réel constat de la situation, et qui en appelle une réponse que la venue souhaitée du président de la République peut accélérer, si elle venait toutefois à trouver une oreille attentive. Le déplacement du premier magistrat du pays dans la région de Kabylie reste également le souhait de la classe politique puisque, récemment, un groupe de députés s’est distingué de la même manière en sollicitant une visite présidentielle à Bejaia. L’opinion locale est également en attente, tout en s’interrogeant sur le pourquoi de ce qui est perçu ici à Bejaia comme «un abandon».
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