Alger - Revue de Presse

Oran: Le plaidoyer de Messahel



L'Algérie est souvent citée comme « référence » dans beaucoup de questions liées à la gouvernance par les pays adhérents au Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP), a indiqué hier à Oran le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel.

De même que l'expérience algérienne sur la réconciliation nationale suscite de plus en plus d'intérêt de la part de beaucoup de pays africains, le Forum des chefs d'Etat et de gouvernement a « retenu autant que pratique exemplaire de bonne gouvernance, les garanties de régularité et de transparence qui caractérisent l'organisation et le déroulement des élections algériennes », a affirmé hier au campus Taleb Mouad (ex-IGMO) de l'université d'Oran, M. Messahel, à l'occasion d'une conférence intitulée « Présentation du rapport de l'Algérie sur la gouvernance, développement économique et social: 10 ans de maturation ». Parmi ces garanties, le ministre cite certaines mesures comme le contrôle des listes électorales par les candidats et leurs représentants, la remise des procès-verbaux de dépouillement aux candidats, ou encore la capacité de présenter des candidats en fonction de critères objectifs.

«En tenant compte de ces garanties qu'on ne retrouve que dans un nombre réduit de pays et des conditions de déroulement des élections en Algérie de façon périodique et sans contestation majeure, le Forum du MAEP, réuni en octobre 2008 à Cotonou, a invité notre pays à faire bénéficier l'Afrique de son expérience en matière électorale », a affirmé M. Abdelkader Messahel devant un parterre composé d'enseignants et d'universitaires. M. Messahel a rappelé par ailleurs que l'Algérie a été l'un des premiers pays africains à adhérer au MAEP et l'un des premiers à présenter son rapport d'évaluation. L'élaboration de ce document (de 500 pages environ) a pris, a-t-il dit, pas moins de 18 mois durant lesquels un panel de personnalités africaines chargé de procéder à l'évaluation de l'Algérie avait travaillé avec toutes les facilités requises.

« En matière de gouvernance et gestion économique, deux réalisations majeures me paraissent dignes d'être soulignées », a indiqué le ministre. Il s'agit « des efforts de développement rarement constatés dans un pays du Sud (près de 140 milliards de dollars US consacrés depuis 2001 aux différents programmes économiques) et de politique prudentielle adoptée dans la gestion des recettes tirées du renchérissement des hydrocarbures (création d'un fonds de régulation des recettes ?'FRR', les réserves de change ont atteint les 142 milliards de dollars US fin 2008) ».


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