Alger - Revue de Presse

Ministère de l’Energie et des Mines



Chakib Khelil sur le départ? Chakib Khelil vit, peut-être, ses derniers jours à la tête du ministère de l’Energie. C’est du moins ce qu’indiquent des sources proches de ce ministère, précisant que l’architecte de la loi sur les hydrocarbures connaîtra le même sort que son projet d’ailleurs. Mieux encore, Maghreb confidentiel avance même le nom de son successeur. Il s’agirait de l’actuel ministre des Finances, M. Mourad Medelci, qui compte parmi les «hommes du Président». Des indiscrétions confient, en effet, que le sort du principal artisan de la très controversée loi sur les hydrocarbures est, d’ores et déjà, scellé en haut lieu et qui n’attend juste que l’opportunité d’un profond remaniement ministériel qui pourrait avoir lieu à la fin du mois ou durant la première quinzaine du mois d’août, précisent des sources crédibles. Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, n’aurait pas apprécié les implications franchement ultralibérales de ladite loi qui a failli hypothéquer dangereusement le pétrole algérien pour les générations futures si les textes d’application avaient été promulgués. C’est là, le principal reproche que le Président a retenu contre son ministre et «ami fidèle» qu’il a nommé dès son arrivée au pouvoir en 1999. D’où le froid, précisent les mêmes sources, entre les hommes en ce sens que leur contrat de confiance en a pris un sérieux coup. Cette loi, très largement inspirée par les Américains qui souhaitent faire main basse sur les reve3nus pétroliers dans le sud, a provoqué un tel rejet au point où le Président a décidé personnellement de revoir la copie de Khelil. Le projet Khelil, qui a mis fin à la formule de partage de production, était d’autant plus injustifié qu’il intervient dans un contexte énergétique marqué par une hausse considérable des cours du brut qui mettent l’Algérie à l’abri des besoins de financement. C’est pourquoi Bouteflika a préféré désavouer son ministre au lieu de laisser la Sonatrach se faire avaler par les puissantes multinationales qui opèrent dans le Sud algérien. Bien qu’il ait essayé dernièrement de prouver que le projet d’amendement par ordonnance ne remettait pas en cause sa loi, il est clair que Chakib Khelil a accusé le coup en attendant de quitter son département. Mourad Medelci, l’actuel ministre des Finances, jouit, quant à lui, du plein soutien du Président, précise-t-on. Si cette information venait à se préciser, Medelci devra donc mener la nouvelle politique nationale de l’énergie, selon les directives stratégiques de Bouteflika.
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