
Le marché du médicament risque de connaître une nouvelle tension en 2017. Les programmes d'importation de médicaments pour l'année prochaine, déposés depuis le mois de septembre dernier, ne sont pas encore signés par le ministère de la Santé. Ce dernier devait pourtant libérer les programmes au plus tard début novembre pour permettre aux opérateurs pharmaceutiques de faire leurs commandes pour l'année prochaine. Ces derniers alertent sur le risque de revivre le scénario de 2015 où un nombre de médicaments était sous tension en raison d'un retard dans la signature des programmes d'importation.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière n'a toujours pas signé les programmes d'importation du médicament pour l'année 2017.Des programmes qui sont déposés au ministère de la Santé depuis le mois de septembre et qui, habituellement, sont signés au plus tard début novembre. Or, nous sommes à la fin de l'année et ces programmes d'importation ne sont pas encore libérés. Pire, ce même département n'a même pas signé les avenants, (des programmes complémentaires pour l'année 2016).Car, depuis 2014, explique-t-on, le ministère de la Santé n'accorde pas la totalité des quantités demandées par les producteurs. Préférant une nouvelle stratégie qui consiste à ne pas signer la totalité des commandes déposées mais juste une partie et si le producteur arrive à épuiser cette quantité il peut introduit une nouvelle demande pour le reste de la commande initiale. C'est une prolongation de la première commande.Or, même ces quantités qui sont habituellement signées à partir du mois de mai jusqu'au mois d'octobre pour couvrir le marché du médicament pour le reste de l'année de 2016 n'ont pas été signées. Les opérateurs pharmaceutiques alertent sur la menace qui plane sur la disponibilité du médicament à partir du mois de janvier prochain.Ils rappellent que même si les programmes d'importations sont libérés vers le mois de janvier prochain, il faudra ouvrir une lettre de crédit, envoyer ses commandes aux usines de fabrication et ensuite attendre trois à quatre mois pour pouvoir réceptionner les commandes. D'autant que, relève-t-on, il y a déjà une tension sur un certain nombre de médicaments actuellement au niveau des officines. Ce qui se révèle être une aubaine pour les grossistes qui en profitent pour faire de la vente concomitante. L'année 2017 risque de connaître le même scénario que celui de 2015. Cette année là , les premiers quotas des programmes d'importations déposés pour signature en septembre 2014 pour les quantités prévisionnelles de l'année 2015 n'ont été signés que vers le début du mois de mars de 2015.Conséquence : plus de 139 médicaments étaient en rupture de stock pendant plusieurs mois. Le ministère de la Santé a donné à l'époque l'argument des négociations sur la réduction des prix des médicaments pour justifier le retard dans la signature des programmes. La tutelle et les producteurs n'ont réussi à trouver un accord que vers le mois de décembre 2014 sur la politique des prix. Quelle est l'excuse du département de Abdelmalek Boudiaf pour ce nouveau retard ' Des professionnels expliquent que le but du ministère de la Santé est de pouvoir annoncer une facture d'importation des médicaments en baisse.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com