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DEVANT «L'IMPOSSIBILITÉ» DE LEUR RECOUVREMENT



DEVANT «L'IMPOSSIBILITÉ» DE LEUR RECOUVREMENT
L'Algérie récupérera la totalité du prêt de cinq milliards de dollars prêtés au Fonds monétaire international (FMI) à l'horizon 2020 avec les intérêts engrangés d'ici là .Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - C'est là la réponse du ministre des finances aux membres du Conseil de la Nation dans le rapport préliminaire de la Commission des finances de la Chambre Haute du parlement sur le projet de loi de finances en débat depuis hier dimanche, avant son adoption mercredi.Un prêt sous la formule d'accord d'achat de titres, avec une participation à hauteur de 5 milliards de dollars à l'emprunt lancé par le FMI. Une «précision» qui vient quelques jours seulement après le pavé dans la mare jeté par la secrétaire générale du PT (Parti des travailleurs), elle qui s'interrogeait sur le sort de cette somme faramineuse.Louisa Hanoune appuie son interpellation sur la réponse d'un expert du FMI à un député du FMI à ce sujet selon lequel cette institution financière internationale n'a rien reçu de l'Algérie comme prêt. Et de s'interroger fort logiquement quant au «sort» de cet argent, exigeant que cette transaction entamée en 2011 qui, peut-être, n'est pas encore abouti, soit impérativement annulée».Sur un autre registre, Hadji Baba Ammi a fait part d'une «réflexion engagée en vue de la mise en place d'un mécanisme réglementaire permettant d'effacer de faramineuses créances estimées à près de 7 000 milliards de dinars qui apparaissent à chaque fois dans les écritures comptables». Une démarche motivée, estime le ministre, par «l'impossibilité de leur remboursement».Des créances dont 5 000 milliards de dinars des suites de la fuite de deux banques, 1 000 milliards de dinars au titre de chèques sans provision impossibles à encaisser et 1 000 milliards de dinars d'impôt non recouvrés.Et cette démarche est perçue par le PT comme une «amnistie qui ne dit pas son nom au moment où le pays fait face à une asphyxie financière aiguë». Pour un député et membre de son bureau politique, «c'est là l'argent de la communauté nationale qui existe chez des particuliers ou des entreprises».Youcef Taâzibt soutient avoir été interpellé, avant-hier à Tizi-Ouzou, lors d'une rencontre explicative des dispositions «dangereuses», selon lui, de la loi de finances 2017, par des jeunes ayant bénéficié de projets dans le cadre du dispositif Ansej et qui sont en grandes difficultés car l'Etat ne les a pas accompagnés dans leurs projets, les menace de prison et de saisie de leurs matériels, soutenant que deux jeunes se sont déjà suicidés.Et pourtant, soutient notre interlocuteur, ces jeunes demandent un échéancier raisonnable avec exonération de pénalités et des intérêts des banques. Et de regretter que l'on ferme les portes devant ces jeunes qu'on pousse ainsi au désespoir alors que, par ailleurs, on abandonne des milliers de milliards de dinars d'impôts non recouvrés. «Nous estimons que l'Etat doit mobiliser tous les moyens pour récupérer son argent et non pas accabler la majorité à coups de taxes et de revues à la hausse de leurs taux, et instaurer un impôt sur la fortune.»
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