
Par Malika Boussouf[email protected]/* */Il est des jours comme ça où je me réveille avec un goût vraiment amer au fond de la gorge et honteuse à ne plus savoir quoi faire pour me désolidariser de cette mentalité bien de chez nous et de ces esprits étroits, détestables à plus d'un titre, surtout quand ils se prennent à rejeter tout ce qui se différencie d'eux ! Même lorsqu'ils vivent ailleurs, qu'ils pensent se suffire à eux-mêmes et s'adonnent à un misérable repli communautaire.Il y a quelques jours, sur les hauteurs d'Alger, dans un quartier censé abriter une population qui se distingue dans sa grande majorité du lumpenprolétariat, des résidents, avec l'intolérance qui les caractérise désormais, ont osé s'en prendre à des migrants originaires d'Afrique subsaharienne.J'ai toujours pensé que si des hommes, des femmes et des enfants quittaient leur pays et sacrifiaient, en se déracinant, la terre qui les a vu naître, ce n'était pas pour le plaisir de changer d'air.Le sort aurait dû leur permettre, comme à d'autres, de ne pas avoir à s'exiler le ventre creux, pour fuir des violences comme le terrorisme ou la faim. On n'opte jamais de gaîté de cœur pour ce mode de transplantation. Il faut vraiment que la vie nous mette à la marge, ici, pour que l'on tente de se bâtir une autre vie, là où l'herbe a la réputation d'être plus verte. A dire vrai, je déteste ces pitoyables trabendistes qui, parce qu'ils pensent avoir enfin décroché la particule, s'improvisent en concepteurs d'une morale à trois balles et en garants de ce qu'ils assimilent à une organisation respectable du quartier. Ce qui devient de plus en plus inquiétant, c'est que l'on semble avoir trouvé à Dély-Ibrahim une raison de casser du nègre à coups de batte. Comment attendre d'un système qui néglige l'essentiel, qu'il tienne à distance des agresseurs qui se croient dans leurs bons droits, sous prétexte qu'ils sont chez eux ' Entre un corps social qui évolue à l'abri et un autre qui arrive là , en demandeur, et qui espère, en faisant le dos rond, surmonter les effets d'une médiocrité mentale rompue à toute épreuve, sans compter le fanatisme qui va avec, il y a un pas à franchir qui fait pleurer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M ”ˆB
Source : www.lesoirdalgerie.com