Alger - Revue de Presse

Les sinistres lignes Challes et Morice



204.310 mines détruites par l’ANPL’Armée nationale populaire poursuit toujours, conformément aux dispositions de la convention d’Ottawa, l’opération de déminage au niveau des frontières est et ouest (Lignes Challes et Morice) où des milliers de mines, enterrées par le colonialisme français, restent à détruire.Selon des sources, à la date du 31 juillet dernier, 204.310 mines ont été ainsi découvertes et détruites. Il s’agit de 158.962 mines antipersonnel, 45.108 mines anti-groupes et 240 mines éclairantes, est-il à préciser. Rien que pour le mois de juillet, ce sont 1.700 mines qui ont été détruites par les hommes de l’Armée algérienne. Selon les chiffres rendus publics par l’agence de presse nationale, «additivement au bilan arrêté à la date du 30 juin 2006, 1.307 mines antipersonnel, 09 mines anti-groupes et une (01) mine éclairante ont été découvertes et détruites, au niveau de la 3éme Région militaire». «Quant au niveau de la 2ème Région militaire, ajoute-t-on, et depuis le dernier bilan, la situation a enregistré la découverte et la destruction de 192 mines antipersonnel et 191 autres anti-groupes.» Pour rappel, c’est en application de la convention d’Ottawa, ratifiée par l’Algérie en décembre 2000, et portant interdiction du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel que l’Algérie a lancé le 24 novembre 2004 une opération d’envergure de destruction de son stock de mines antipersonnel, opération confiée évidemment à l’armée algérienne. «La destruction des stocks dont nous disposons traduit le respect par l’Algérie des clauses de la convention d’Ottawa», déclarait à ce titre le général-major Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP dans un discours prononcé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’une étape de destruction des mines au Polygone central de l’air de Hassi Bahbah, à Djelfa. Mais la tâche n’était pas pour autant achevée puisque les éléments de l’ANP devaient parachever l’opération au niveau des frontières (Lignes Challes et Morice). Des milliers de mines y ont été enterrées par le colonialisme français et elles devaient donc être détruites. C’est ce qui constitue la deuxième opération devant s’étaler jusqu’à 2012. A noter enfin que les mines antipersonnel déposées au niveau des lignes Morice et Challes ont fait 12.500 victimes parmi les militaires et les civils. Y. El-Atrach
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