Alger - Revue de Presse

Alors que l’Algérie s’acquitte de plus de 1,7 milliard de dollars envers l’Italie



Romano Prodi attendu à Alger en novembrePar ce 16ème accord qui porte sur un montant de plus de 1,7 Mds US, l’Algérie compte boucler en peu de temps le remboursement de sa dette contractée et échelonnée auprès du club de Paris. Il ne reste que le contrat avec l’Allemagne qui se fera d’ici fin août ou début septembre...Le ministre algérien des Finances, Mourad Medelci, et le vice-ministre italien des Affaires étrangères ont procédé, jeudi, à la signature d’un important accord sur le remboursement anticipé de la dette évaluée à 1,7 milliard de dollars, la plus importante contractée auprès des 17 créanciers publics membres du Club de Paris. Par ce 16e accord avec l’Italie, l’Algérie entame donc son avant-dernière étape pour clore le remboursement anticipé de sa dette qui était estimée à 7,9 milliards de dollars. En effet, outre l’Italie, jeudi, l’Algérie a remboursé avant terme le Japon (445 millions de dollars), la Suisse (66 millions), la France (1,6 milliard), le Portugal (20 millions), les Pays-Bas (45 millions), la Belgique (225 millions), le Danemark (54,3 millions), l’Autriche (369 millions), les Etats-Unis (1,2 milliard), l’Espagne (690 millions), le Canada (255 millions), la Suède (92 millions), la Norvège (15,6 millions), la Finlande (11,8 millions) et la Grande-Bretagne (202 millions). Pour ce qui est de l’Allemagne, les discussions sont en cours pour l’établissement de l’échéancier de paiement par anticipation de 763 millions de dollars. Ainsi, il ne restera, selon M. Medelci, que la dette commerciale (publique et privée) qui devra être négociée dans un cadre consensuel. Sans oublier les Etats-Unis d’Amérique dont le remboursement a déjà été effectué à hauteur de 50%, le reste de la dette sera négocié sur la base d’un échéancier. Pour le grand argentier du pays, cet important accord avec l’Italie est intervenu suite à une grande compréhension entre les deux gouvernements dans l’approche des solutions aux problèmes sur le terrain économique. Il s’agit à ses yeux d’un accord constituant un nouveau départ pour les relations entre les deux pays qui ont affiché une volonté politique hors pair. De son côté, le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Ugo Intini, a considéré l’accord de remboursement anticipé de la dette comme étant «un nouveau point de départ des relations entre les deux pays, notamment après l’avènement du nouveau gouvernement italien». Pour raffermir justement ces relations, le président du Conseil italien, Romano Prodi, sera en visite officielle à Alger en novembre prochain. C’est ce qu’a annoncé le vice-ministre aux Affaires étrangères lors de la signature de l’accord de remboursement anticipé de la dette algérienne. L’Italie qui dépend à 50% de l’Algérie en matière de gaz, explique le responsable italien dans ce contexte, compte mener plus loin la coopération économique avec l’Algérie et consolider davantage les relations entre les deux pays. Ce qui aboutira, selon lui, dans les premiers temps, à la mise en place de sociétés mixtes algéro-italiennes -dans le domaine des PME-, sociétés qui pourront exporter leurs produits à travers le monde. Pour sa part, le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a laissé dire que l’accord de remboursement vient comme une suite logique au traité de bon voisinage conclu entres les deux pays en 2003. Ce nouveau mécanisme de coopération, qui s’inscrit dans une approche globale en matière politique et économique, sera, selon Messahel, le prélude pour le fondement d’un partenariat stratégique entre les deux pays dans le domaine gazier avec le gazoduc Galsi dont l’Algérie est le plus gros fournisseur. De même, il ouvrira des perspectives prometteuses dans le domaine des PME, des transports et de l’hydraulique, notamment avec la visite prochaine à Alger du président du Conseil italien, Romano Prodi. Abed Tilioua
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)