Alger - Revue de Presse

Les prix des fruits et légumes en augmentation continue



Les assurances de l’UGCAA suffiront-elles à juguler la flambée ? Au marché de gros des Eucalyptus, la pomme de terre s’est vendue hier à Alger à 30 dinars le kilogramme. Et pourtant, Djamel Djaâdoun, membre de la commission nationale des fruits et des légumes, auprès de l’UGCAA, s’est montré au cours d’une conférence de presse très rassurant à ce sujet. Pour lui, il n’y a pas de craintes à avoir. Bien que cette tubercule très demandée se trouve actuellement en arrière saison et que sa récolte a été largement perturbée cette année par la cherté et l’indisponibilité en temps opportun de la semence cédée parfois à 75 dinars le kilogramme, M. Djaâdoun estime que l’offre sera suffisante et que l’augmentation prévisible de son prix de vente ne sera pas aussi importante que le laisse supposer la mercuriale. De plus, selon lui, «les prix de gros affichés actuellement vont stagner!». Concernant la courgette (un légume très demandé dans la région Centre du pays), M. Djaâdoun s’attend à la stabilisation de son prix entre 16 et 24 dinars. M. Achour Mustapha, président de la commission nationale des fruits et des légumes à l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens) révèlera, quant à lui, le lancement d’une campagne de sensibilisation des commerçants à l’effet de plafonner leur marge bénéficiaire durant ce mois de piété. Pour les prix des fruits, les intervenants se sont montrés plutôt euphoriques en indiquant que les prix seront relativement «abordables». Et de citer des exemples comme la pomme (entre 25 et 55 DA), la pastèque (de 8 à 14 DA), le melon (entre 15 à 20 DA)… Cela dit, l’existence d’un marché informel très important conjugué au manque, voire l’absence de contrôle au niveau des 14 marchés nationaux, peut contrarier ces prévisions, somme toute, très optimistes. Les membres de l’UGCAA ne manqueront pas, par ailleurs, d’interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité de construire des chambres froides pour conserver les fruits et légume et d’organiser en urgence les marchés de gros. Les intervenants évoqueront par la suite «l’anarchie totale» qui y règne à cause notamment des nombreux intermédiaires qualifiés d’«intrus». Pour les produits carnés, Djemaâ Bilal, président de la commission des distributeurs de viandes aux bouchers, a tenu, lui aussi, à rassurer les consommateurs en leur promettant une «légère hausse» les trois premiers jours du mois sacré. Pour lui, le kilo de la viande ovine ne dépassera pas les 600 dinars et 480 le kilo de la viande bovine. Quant au prix du poulet, il restera, selon lui, inchangé. M. Djemaâ mettra en garde, par ailleurs, les ménagères contre le danger que représente la viande congelée. D’après lui, dans de nombreux cas, le boucher et même le consommateur n’appliquent pas les règles d’hygiène nécessaire. Il rappellera que la viande décongelée ne doit pas être recongelée une deuxième fois, cela favorisant l’apparition des bactéries. Dans leur conclusion, les différents intervenants de l’UGCAA clameront que les commerçants n’obéissent, en réalité, qu’à la loi du marché. Et ce n’est pas la faute à ces derniers si «le pouvoir d’achat» ne suit pas. Ils inviteront, tous, le consommateur algérien à garder surtout… son calme. Malgré tout! Mohamed-Chérif Lachichi
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