La structure du secteur des assurances en Algérie se décline en 13 sociétés d'assurances : 4 sociétés publiques : la SAA, CAAR, CAAT, CASH et 7 sociétés privées, à savoir Trust Algeria, CIAR, 2A, Salama Assurance, GAM, Alliance Assurances et Cardif ainsi que de 2 mutuelles, la CNMA, et la MAAT EC.
En outre, des sociétés spécialisées interviennent également sur le marché, la Compagnie centrale de réassurance, Compagnie d'assurance des crédits à l'exportation (Cagex), et enfin la Société de garantie des crédits immobiliers (SGCI). Pour la vente de leurs produits, ces sociétés disposent d'un réseau de distribution fort de 1306 Agences publiques et privées et de 62 caisses régionales de mutualités agricoles. A titre comparatif, en France, le secteur compte 17 000 agences qui emploient 50 000 personnes. Les professionnels du courtage sont actuellement au nombre de 24 contre 36 000 dans ce même pays (France). Ainsi, eu égard au monopole détenu de fait ou de droit par certaines sociétés d'assurance, à l'image de la CCR ou la SGCI, l'assuré se retrouve confronté à la difficulté de choisir son assureur.
«En dehors des directions générales des compagnies d'assurance, les agences sont confinées dans le simple rôle d'exécution. Cette situation est due à la limitation des pouvoirs de souscription ou de règlement de ces agences. D'où les difficultés relationnelles avec les assurés», soutiennent nos sources. Le meilleur exemple illustrant cette situation : le règlement des sinistres intervenant dans un va-et-vient interminable entre l'agence, la direction régionale et la direction générale. Dans le courtage, des efforts ont toutefois été consentis par le législateur à travers la mise en place d'un contrepoids au profit des managers d'entreprise, des moyens institutionnels supplémentaires sont prévus pour leur faciliter le choix de la compagnie d'assurance la mieux indiquée au double plan technique et financier.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Naima Benouaret
Source : www.elwatan.com