Alger - Revue de Presse

Le procès prévu en juin prochain



L’affaire des véhicules ZH revient L’affaire des véhicules ZH aux cartes grises «gonflées» passera devant le tribunal pénal de Sidi M’hamed près la cour d’Alger en juin prochain. L’information a été rapportée par le journal El-Moudjahid selon qui l’arrêt de renvoi énumère pas moins de 156 accusés qui seraient impliqués dans l’affaire en question. La décision de renvoyer l’affaire a été motivée par l’absence d’une grande partie des prévenus qui, pour des raisons inconnues, n’étaient pas présents dans la salle d’audience. Pour rappel, l’affaire des véhicules ZH a commencé par la plainte que les douanes algériennes ont déposé auprès de la justice, après avoir mis la main sur près de 150 véhicules provenant de plusieurs pays d’Europe et qui, non seulement ne répondaient pas aux normes requises, avaient une date de première mise en circulation évidemment trafiquée. Ces véhicules avaient été saisis et leurs propriétaires, semble-t-il, ne se seraient plus manifestés depuis. Rappelons également que la fameuse filière ZH, qui a défrayé la chronique dans les années 1990 avec ses véhicules bon marché, concerne les véhicules immatriculés dans le canton suisse de Zurich (d’où le sigle ZH). Le trafic en question consistait en le «rajeunissement sur document» des véhicules pour qu’ils soient conformes aux dispositions de la loi de Finances sur les véhicules qui interdisait, en 1993, l’importation de voitures de plus de cinq ans d’âge. En fait, c’est une brèche qui venait d’être trouvée deux années après la promulgation de la loi en question. En Suisse, les cartes grises ne mentionnaient pas l’année de première mise en circulation des voitures. Il était ainsi possible de ramener de vieux véhicules, donc moins chers, en falsifiant des documents de mise en circulation pour se conformer à la loi. Alger avait été ainsi inondé de voitures aux plaques minéralogiques zurichoises. Il y en avait encore au port d’Alger jusqu’en 2006 où l’on dénombrait encore, selon les indications fournies par le responsable des transports, en juillet 2006, 500 véhicules ZH alors que 1.500 avaient été enlevés. L’année d’avant, il y en avait plus. En effet, le 15 janvier 2005, l’invité du Forum de la télévision algérienne, Ali Ferrah qui était le président-directeur général de l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal), avait proposé de «broyer les véhicules ZH dont 4.000 unités (étaient) toujours stationnées au port alors que l’autre moitié a été transférée ailleurs». Selon une enquête publiée par la revue Jeune Afrique, plus de 40.000 voitures, vieilles d’au moins une dizaine d’années ont ainsi été acquises pour une bouchée de pain et passées par un réseau de fausses factures et de faux documents de circulation. Les acheteurs de voitures «ZH» importaient même des voitures dont la fabrication avait cessé depuis dix ans. Et le manque à gagner dans ces transactions floues pour le Trésor public serait évalué à plusieurs milliards de dinars. Et, selon certaines sources, c’est «sous la pression des concessionnaires automobiles étrangers étrillés par une telle concurrence» que le couperet est tombé, après que le trafic des «ZH» a duré près de deux ans. Amine B.
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