Le prix du rond à béton prend de l’ascension
Le prix du Rond à béton a pris de l’envol ces derniers jours. Les livraisons du mois de mai annoncent une augmentation de près de 17% par rapport à celles d’avril. Les intervenants dans le secteur du bâtiment qui paient déjà l’addition redoutent que leur facture ne s’alourdisse davantage. Le monde du bâtiment vit, ces derniers temps, au rythme des spéculations sur les matériaux de construction. «Ce n’est pas encore la panique mais c’est toute comme», lâche un promoteur immobilier d’Oran qui craint, carrément, une déstabilisation du secteur du bâtiment en général, notamment avec l’augmentation du prix du rond à béton qui s’annonce. Un secteur déjà ébranlé par la dernière augmentation du prix de ce matériau qui se négociait, durant le mois d’avril, à 3.800 DA le quintal. Le prix du fil machine de diamètres 6 et 8 qui était de 8.100 DA le quintal -prix Arcelor Mittal Algérie- est fixé, cette fois-ci, à près de 11.000 DA, une somme qui représente une augmentation de 17% par rapport aux livraisons du mois d’avril, souligne M. Akeb, président de l’Union Générale de Entrepreneurs Algériens, fédération ouest, qui redoute que cette augmentation dérègle les nouveaux mécanismes que le gouvernement a mis récemment en place. «Le marché du bâti connaît présentement beaucoup de fluctuations. Au rythme où vont les choses, le gouvernement, à notre sens, se doit d’intervenir pour casser cette spéculation. Avec cette nouvelle envolée, le coût du m² bâti augmentera davantage et les chantiers en prendront un sérieux coup. Cependant, nous attendons toujours que le gouvernement prenne en charge l’augmentation de l’acier car à notre sens, c’est l’une des clefs pour compenser les pertes subies ou à subir, s’agissant des travaux en cours de réalisation». Le problème, explique notre interlocuteur, est encore plus aigu compte tenu de la tendance actuelle du marché. Une tendance que confirme un confrère d’édition en langue arabe qui prévoit le prix de 10.000 DA le quintal d’acier. Le ciment qui se vend à 250 DA (prix d’usine) se négocie à près de 400 DA au marché parallèle, reprend à son compte un entrepreneur. Et comme le quota qui est destiné aux entrepreneurs ne suffit pas en raison de l’importance de leur plan de charge, ces derniers sont souvent obligés de se rabattre sur le marché informel, afin d’honorer leurs engagements, une sorte d’épée de Damoclès qui est placée au-dessus de leur tête. Néanmoins, la question qui se pose est: Est-ce que le gouvernement va actualiser ou non ses prix par rapport à la nouvelle donne, si l’on considère que les promoteurs ayant déjà soumissionné et signé le marché sont perdants dans l’affaire, puisque le coût du mètre carré bâti est passé de 25.000 DA à près de 30.000 DA (chiffre non officiel)? A moins, dit-on, qu’ils soient exonérés des charges, comme le souhaite M. Akeb.
Â
Safi Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com