Alger - Revue de Presse

Le président français demain à Alger



L’économie pour éviter les sujets qui fâchent Pas moins de 150 hommes d’affaires dont des puissants du CAC-40 seront à Alger, dès demain, accompagnant le président français Nicolas Sarkozy dont l’objectif essentiel de la visite est la signature avec l’Algérie de contrats estimés à 5 milliards d’euros.C’est du moins ce qui se dit dans les milieux d’affaires algériens et français de cette visite amicale. Il est vrai, le président français l’ayant encore une fois réaffirmé, mercredi dernier, lors de son passage sur les chaînes des télévisions françaises (TF1 et F2, ndlr). L’objectif premier du président Sarkozy reste donc la signature de contrats d’un poids d’au moins 5 milliards d’euros. Une véritable aubaine pour les milieux d’affaires de l’Hexagone. En tous les cas, la présidence française l’a rappelé lors d’une conférence de presse organisée vendredi soir. Une visite qui se présente sous la triptyque «Formation, investissements, échanges». Selon un conseiller de l’Elysée, Nicolas Sarkozy considère que «les destins des deux pays sont liés» et que «la France et l’Europe ont besoin d’une Algérie stable». La visite sera l’occasion de parler de l’avenir. «Il ne faut pas tourner le dos au passé, loin de là», devait ajouter la présidence française. Nicolas Sarkozy, souligne le conseiller de la présidence, «dira ce qu’il pense du système colonial, qui est un système injuste, mauvais». «Le Président Sarkozy ne nie pas le passé mais regarde vers l’avenir», a-t-il précisé. Pour Paris, les relations entre les deux pays doivent passer «à la vitesse supérieure en matière d’investissements». Et Paris compte conserver la première place en étant le premier partenaire de l’Algérie. D’ailleurs, la visite sera l’occasion pour la délégation d’hommes d’affaires de parler économie avec leurs homologues du FCE. Selon le conseiller à la présidence française, la présence de ces hommes d’affaires français parmi la délégation est révélatrice de cette «intention de donner une nouvelle impulsion aux investissements français en Algérie». Ainsi, Paris «cible les secteurs de l’énergie, la pétrochimie et les transports». Des investissements qui généreront de nouveaux postes d’emploi estimés à 7.000. Quant au domaine du nucléaire civil, le conseiller à la présidence française a affirmé: «Nous sommes sur le point d’aboutir à quelque chose et les négociations sont toujours en cours.» Il y aura également dans le programme, la signature d’une «convention de partenariat, un document global qui sera une sorte de traité d’amitié simplifié, projeté sur 10 ans». Un document vu comme l’expression d’un «partenariat d’exception» qui devra toucher l’économie et la convention culturelle, scientifique et technique qui arrive à son terme. Les échanges humains ne seront pas oubliés. Alger considère toujours qu’il s’agit-là d’un segment non négligeable dans les relations entre les deux pays. Elle considère d’ailleurs «qu’il y a un manque à gagner dans ce domaine». Et pour Paris, il y a une réelle volonté d’aller de l’avant. «Il y a une relation puissamment humaine, sans équivalent entre l’Algérie et la France. D’ailleurs, un Français sur 6 a une relation charnelle avec l’Algérie», ajoute le conseiller à la présidence française. Il évoque des «instructions très fermes données» aux représentations diplomatiques pour améliorer le traitement des dossiers». Mais il n’en dira pas plus sur l’augmentation des prix d’étude de dossier, Paris faisant «tout» pour dissuader le maximum de demandeurs de visas. Dépassé l’épisode «Cherif Abbas», le ton entre Paris et Alger a baissé, un instant, pour parler affaires. Ensuite... Tahar A.O.
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