Alger - Revue de Presse

Après l’annonce des résultats des élections locales



Le premier secrétaire du FFS jette l’éponge Dans une déclaration lue, hier, à la presse, après de l’annonce des résultats des élections locales, le premier secrétaire du FFS a surpris tout son monde en décidant de remettre son mandat au président du parti. Karim Tabbou convoque du coup une session extraordinaire du Conseil national pour jeudi pro- chain afin, lit-on dans la déclaration, de faire une évaluation rigoureuse des élections. Quelles ont été ses motivations? Karim Tabbou refuse de parler de démission. «Je ne suis ni dans une situation d’échec ni dans une situation de désespoir», tient-il à expliquer. Il s’agit selon lui tout simplement d’un acte d’éthique. «Je m’impose une autre façon de faire la politique, notamment le devoir de rendre des comptes, de pédagogie et de vérité politique», a-t-il tenu à souligner. Dans le cercle des frondeurs, il s’agit par contre d’un aveu d’échec, après un cuisant revers dans son fief en Kabylie, notamment à Tizi-ouzou où il n’a obtenu que 16 communes sur les 67 en lice. Karim Tabbou se dit, quant à lui, assumer pleinement la responsabilité d’une telle décision. «Aujourd’hui, sur le plan strictement personnel, je fais une conception sérieuse de la politique, en voulant introduire de nouvelles mœurs politiques loin de toute pression. «En tout cas, rétorque Tabbou, je ne suis pas un chasseur de sièges ni un chasseur de primes ou encore un épicier politique.» Pour le Premier secrétaire du FFS, qui se voit serein dans la prise de cette décision, les élections locales ne sont qu’une petite étape dans la vie d’un parti comme le FFS. Même s’il reconnaît qu’il y a des hauts et des bas dans la vie d’un parti. «Certes, se défend-il, on n’a pas obtenu une bonne place dans l’Algérie officielle, mais on est tête de liste dans l’Algérie réelle, du moment que le FFS a gagné quand même la bataille politique avec la mobilisation de la société.» Pour Tabbou, la participation paradoxale du FFS aux élections locales est dictée en particulier par l’impératif légal et administratif qui impose un seuil électoral comme conditions nécessaires et indispensables à une existence légale, ainsi que par l’impératif politique pour résister, dit-il, à l’extinction subtile et programmée de toute vie publique en encourageant d’une part l’expression politique des revendications de la population et, d’autre part, la lutte légale pour l’émergence de noyaux de contrepouvoir. En un mot, le Premier secrétaire du FFS considère que les locales du 29 novembre ont consacré plutôt la victoire du mensonge et de la corruption, véritables ciments du système politique. En éliminant ses listes d’ouverture sur le pays. En tout état de cause, en remettant son mandat à Aït Ahmed, une décision qui peut paraître du premier coup d’œil saugrenue, Karim Tabbou vise fort bien une note de confiance de son président et, pourquoi pas, une éventuelle reconduction en vue de se replacer dans un jeu politique à l’égard de ses probables outsiders et une façon de contenir la dissidence qui a marqué un point après un recul avéré du FFS aux locales. Abed Tilioua
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)