Pourvu que s’homogénéisent les systèmes
Il est connu que c’est particulièrement dans le domaine de la coopération de défense que s’échangent le plus les mesures de confiance. Longtemps, l’Algérie était perçue par le camp occidental comme positionnée dans le camp adverse, surtout durant la guerre froide, beaucoup plus pour la raison que ses armements étaient de fabrication soviétique, et moins pour le système politique et économique. C’était la période où l’eskadra (la flotte soviétique) croisait en Méditerranée.Aujourd’hui, il semble que la Méditerranée est devenue un espace d’influence de l’Europe (La France?) et des Etats-Unis, c’est-à-dire de l’Alliance atlantique. Du côté algérien, des tabous qui maintenaient en otage la politique extérieure sont tombés depuis l’avènement du président Bouteflika.
Qui aurait pu imaginer comme possible le dialogue méditerranéen de l’OTAN avec la participation de l’Algérie? Qui aurait pu imaginer comme possible qu’au sein du groupe des «5+5», on en vienne à mettre sur la table des négociations, la coopération de défense, que s’y réunissent les ministres de la Défense du Maghreb, plus particulièrement algérien? Que notre chef d’état-major se rende à Stuttgart, sur invitation américaine, avec ses homologues maghrébins? Qui aurait pu imaginer que le ministre français de la Défense se rende en visite en Algérie? Qui aurait pu imaginer que l’armée algérienne participe à des manœuvres militaires conjointes, sous n’importe quel thème, avec les armées françaises et celles de l’OTAN?
En investissant dans la sécurité collective, en se sortant du champ international de la belligérance, des suspicions, en instrumentant la diplomatie extérieure comme moyen de mettre à l’abri notre pays de toutes les menaces extérieures, d’où que celles-ci peuvent provenir, il est évident que l’Algérie se montre disponible à un approfondissement de ses relations de défense et de sécurité avec tous ses partenaires, y compris et surtout ceux qui sont partie intégrante de notre espace géopolitique.
Autant il n’y a aucune raison pour ne pas approfondir la coopération économique entre l’Algérie et ses différents partenaires, ses voisins plus particulièrement, autant il n’y a aucune raison pour qu’il n’en soit pas de même pour ce qui concerne la coopération militaire.
Pourvu seulement que dans cette coopération avec la France et l’Union Européenne, les systèmes politiques des deux rives se rapprochent dans le sens d’une homogénéité démocratique, et qu’il en soit de même pour les systèmes économico-sociaux de façon à ce que la prospérité possède un caractère transfrontalier.
Bachir Medjahed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com