Alger - Revue de Presse

Le point



Des clarifications à apporter Plus les attentats sont commis à la bombe, plus ils suggèrent « l’attentat suicide «, plus ils sont de ceux qu’on ne peut pas passer sous silence, plus ils échappent à quelque indifférence par leurs aspects spectaculaires, osés et meurtriers, plus, bien sûr, il devient difficile, vraiment difficile, aux autorités de les expliquer. Depuis le départ de l’ancien chef d’état-major qui, parfois, faisait des incursions d’ordre politique mais se rapportant aux questions de sécurité, il n’y a plus que Zerhouni, ministre civil et ancien « patron « des services, à qui revient cette tâche ingrate. Plus les fréquences de tels attentats augmentent, plus l’argumentateur perd au fil des temps la capacité à convaincre. A la énième fois, il n’y a pratiquement plus rien de nouveau à dire sauf que nous ressentons l’immense effort qu’il fournit pour, absolument, faire accréditer la thèse selon laquelle il ne s’est pas agi, il ne s’agit pas et il ne s’agira pas d’un attentat suicide. Si l’attentat à la bombe, dans les circonstances où il devait survenir, est déjà une catastrophe, ce serait également une autre catastrophe, pire peut-être, si était introduite en Algérie une nouvelle forme de terrorisme, c’est-à-dire l’instauration de la tradition de l’attentat suicide. Le ministre de l’Intérieur, tutelle opérationnelle de toutes les forces de sécurité réquisitionnées pour intervenir dans le champ de la sécurité publique ou plutôt de la sécurité intérieure ? Est-il le gérant direct de la situation d’état d’urgence ? A part Ali Tounsi, à qui il est arrivé, maintes fois, de parler de police de proximité sans, cependant, en expliciter le contenu, sauf à annoncer les créations de structures nouvelles de police dans la wilaya, le ministre de l’Intérieur ne parle nullement de réformes à introduire dans le champ régalien des activités de l’Etat. Même la commission Sbih, selon nous, a ignoré les réformes à apporter dans le champ de la sécurité, ce qui réduit quelque peu la portée de son travail. De la même façon, on a parlé du rôle de l’Etat, de la professionnalisation de l’armée, mais on n’en connaît pas du tout le contenu. Et pourtant, le lien à consolider entre la nation et ceux qui sont chargés de sa protection dépend, pour sa qualité, de la «communication», des explications, des clarifications.
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