Alger - Revue de Presse

Le dernier recensement l’a révélé



1,5 million de logements inoccupés Alors que l’Etat est engagé dans une infinie course contre la crise du logement, voilà que le dernier recensement de la population et de l’habitat nous apprend que pas moins de 1,5 million de logements sont inoccupés par leurs propriétaires. C’est le ministre de l’Intérieur qui le dit dans un premier commentaire sur les résultats du RGPH. «Lors de l’opération du RGPH, les agents de recensement ont constaté que, pour environ 1,5 million de logements, les occupants et les propriétaires étaient absents», a-t-il affirmé dans une réunion ayant pour objet l’analyse et la présentation de cette opération. Le parc des logements habités a atteint 5.244.347, sur un total de 6.748.057 logements recensés au 16 avril 2008 au niveau national, soit une différence de 1.503.710 logements inoccupés, selon les chiffres du RGPH. «Ces logements inoccupés peuvent être expliqués par la mobilité des Algériens», a ajouté Noureddine Yazid Zerhouni en précisant qu’il pourrait s’agir pour ces logements inoccupés, ou en tous cas en partie, «de familles en déplacement à l’intérieur ou à l’extérieur du pays». Une autre indication de taille de la part du ministre, à savoir que le recensement a compté comme logements inoccupés ceux en cours de réalisation. A titre d’exemple, il cite le cas d’environ 300.000 unités qui sont actuellement en cours de construction par le ministère de l’Habitat sans compter les logements de particuliers en phase de construction. Un autre paramètre explique la situation de ces logements inoccupés, le facteur sécuritaire. Du fait de la violence qui a caractérisé les années 90, plusieurs villages ont été désertés. Les habitations de ces derniers ont été recensées aussi comme vides. Evidemment, pour Yazid Zerhouni, ces logements recensés comme inoccupés ne signifient pas du tout qu’ils sont disponibles à habitation. Lors de la réunion de présentation des résultats, M. Zerhouni n’a pas tari d’éloges sur l’administration territoriale et des mairies considérant que cette opération prouve son efficacité. «Notre impression, concernant la validité des chiffres obtenus, est que ce travail a été sérieux et permis d’arriver à des résultats fiables», a-t-il déclaré. Pour lui, «cela a été un test extraordinaire, quoi que l’on dise, pour le fonctionnement de l’administration territoriale et les mairies», rappelant que la préparation de cette opération de recensement a duré deux années, mobilisant des cadres, des moyens et des ressources de l’administration territoriale et centrale, dont l’Office national des statistiques (ONS). Avant même de lancer le 16 avril dernier le RGPH, «nous avons travaillé sur des estimations de la population faites essentiellement sur l’état civil au niveau des mairies», a-t-il précisé. A la veille du recensement, l’estimation donnée, sur la base du travail des chiffres fournis par les mairies, était de 34,6 millions d’habitants, alors que le résultat final du RGPH a atteint les 34,8 millions d’habitants, soit une différence de 200.000 habitants. «Ce n’est pas une différence extraordinaire», a-t-il estimé, considérant ce résultat comme «la preuve que l’essentiel (état civil) fonctionne bien en Algérie». H. Senouci
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