Le FFS ignore les partis algériens
Le congrès du FFS s’ouvre ce matin à Zeralda, à Alger, en présence de Hocine Aït Ahmed et le fait à noter est que pour la première fois, le FFS ignore les partis algériens.
Hier après-midi, M. Aït Ahmed a longuement reçu les anciens militants de son parti, rencontre chargée d’émotion et qui s’est déroulée en l’absence des médias. Selon des sources, le vieux chef a fait appel à toute son énergie pour essayer de dénouer la crise que traverse son parti alors les membres de la direction nationale se réunissaient hier et que les congressistes affluaient vers Zeralda. Dans les coulisses, on a appris que, lors de ce congrès, le FFS a évité d’inviter les formations partisanes nationales, sans expliquer le pourquoi de ce geste. Des militants ont essayé d’expliquer que cela ne signifie rien et que c’est la direction qui a pris cette initiative, tandis que d’autres vont plus loin en expliquant que leur parti ne partage pratiquement rien avec les autres qui ont fait du FFS le «parti à abattre». Comme il est fait état, dans ces milieux, d’un calendrier de rencontres chargé pour Hocine Aït Ahmed. Il semble effectivement que ce dernier rencontrera, parallèlement au congrès ou après sa tenue, plusieurs personnalités nationales en vue, précise-t-on, d’une initiative politique nationale à lancer prochainement. On parle de MM. Mehri, Hamrouche et Ali Yahia pour les plus connus. L’initiative en question n’est cependant pas dévoilée pour l’heure, même si des «rumeurs» font état d’une conférence nationale pour une sortie de crise. Toujours est-il que les réunions présidées par M. Aït Ahmed se succèdent à la suite de celle, tenue dès son arrivée, avec l’exécutif de son parti et de celle d’hier soir avec les anciens de 1963.
Le vieil opposant qui garde un charisme certain en Kabylie aura la tâche bien difficile. Il aura d’abord à peaufiner le congrès, ensuite, tâche assez ingrate, ramener l’ordre et la sérénité au sein de sa formation politique. Ses militants et sympathisants comptent sur son «savoir-faire et sa longue pratique politique» pour régler ces «détails». Et, enfin, ils attendent, tous, cette initiative politique en priant que, pour une fois, les gens du pouvoir veuillent écouter M. Aït Ahmed.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com