Alger - Revue de Presse

Le bilan officiel fait état de 22 morts et les agences étrangères parlent d’une soixantaine de victimes



Effroyable double attentat à Alger Le bilan officiel du double attentat perpétré hier à Alger fait état de 22 morts et plusieurs dizaines de blessés alors que des sources étrangères parlent, elles, de plus de soixante morts dont 4 étrangers. Les deux attentats à la voiture pié-gée, dont un avec un kamikaze à bord, perpétrés hier matin sur les hauteurs d’Alger au niveau du siège du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun -bâtiment de style mauresque, récemment inauguré par le président Abdelaziz Bouteflika- et à proximité du Haut commissariat au réfugiés à Hydra, ont fait, pour un premier décompte révélé par des sources hospitalières, une soixantaine de morts. La première explosion provoquée par une voiture piégée lancée de plein fouet contre les sièges du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême, deux symboles de l’Etat situés à Ben Aknoun connu pour être un quartier ultra-surveillé et universitaire, a soufflé un bus de transport bondé d’étudiants qui passait par-là. Le bilan est lourd. La Résidence des magistrats, qui fait face au siège du Conseil constitutionnel, a été éventrée, ainsi que le siège du Haut conseil islamique et plusieurs villas de particuliers. Des sources médicales parlent d’une dizaine de morts parmi les étudiants et les agents de sécurité en faction devant les deux bâtisses. La carcasse calcinée du bus «COUS», encore fumante, était toujours là une heure après l’attentat. Le second attentat, plus meurtrier, perpétré par un kamikaze à bord d’un véhicule piégé, retentit dix minutes après dans tout le quartier résidentiel de Hydra. Il a ciblé cette fois-ci le siège du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) et celui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui lui est mitoyen, faisant plusieurs dizaines de morts parmi le personnel des Nations Unies dont une dizaine se trouvait encore sous les décombres. Hydra abrite plusieurs ministères dont ceux de l’Energie et des Finances, ainsi que des chancelleries et des résidences diplomatiques. De nombreux étrangers et des hauts dignitaires de l’Etat vivent aussi dans ce quartier huppé d’Alger. Les deux attentats, revendiqués par la branche Al-Qaïda Maghreb, ont coïncidé cette fois encore avec cette date fatidique du 11 (11 avril au Palais du gouvernement, 11 juillet à la caserne de Lakhdaria), et le jour de l’anniversaire des événements du 11 décembre 1960. S’ajoutent dans cette diabolique coïncidence chronologique les terribles ’11 noir’ (11 septembre 2001 à Manhattan, 11 mars et 11 avril à Madrid et Casablanca). C’est pour dire que les commanditaires de ces deux terribles attentats d’Alger visaient un battage médiatique après leur débâcle sur le terrain et les coups durs que font subir les forces de sécurité aux principales têtes de la pieuvre tentaculaire, mis en défaite et encerclées dans les monts de Kabylie et dans d’autres coins du pays. La guerre d’usure est loin d’être terminée. Certaines indiscrétions vont même plus loin dans leurs polémiques les plus folles, en soutenant que la cible du nouveau siège du Conseil constitutionnel, haut lieu où se trame la première loi du pays, a pour but de faire capoter le projet de révision constitutionnelle et donc le troisième mandat pour Bouteflika. Abed Tilioua
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