Zerhouni accuse le GSPC
Le ministre de l’Intérieur, dans un point de presse animé hier au CIP, a accusé le GSPC d’être derrière le double attentat qui a ciblé hier le siège du Conseil Constitutionnel et celui du HCR.
«Nous savons, de manière sûre, qu’il s’agit du GSPC», a-t-il affirmé. «En nous basant sur des informations fournies par des membres du GSPC arrêtés par les services de sécurité, après les attentats du 11 avril, des édifices publics comme le siège du Conseil constitutionnel et celui de l’ONU faisaient partie des cibles de cette organisation», a-t-il encore expliqué. En évoquant le bilan des deux attentats, le ministre de l’Intérieur avance le chiffre de 22 morts et 177 blessés dont une cinquantaine a été admise dans des hôpitaux. Ce bilan est loin de celui avancé par les agences étrangères. Pour l’AFP, citant des sources hospitalières, les attentats ont fait plus de 60 morts et l’Associated Press avance 45 morts en citant la Protection civile. Les terroristes, arrêtés après les attentats du mois d’avril, avaient fourni des informations sur les édifices ciblés par des attentats à l’explosif, dont particulièrement la représentation de l’ONU à Hydra, «ce qui laisse supposer, a expliqué le ministre, qu’il s’agit de ce qui reste de l’organisation du GSPC qui est en perte de vitesse». «Elle est mise en difficulté», a fait valoir Yazid Zerhouni estimant que ces attentats s’expliquent par «la baisse de vigilance», après les élections locales où la capitale a connu un quadrillage sécuritaire «exceptionnel». M. Zerhouni a indiqué que la période ayant suivi cette période «peut être propice à ce genre d’attentats». «Il n’existe pas de dispositif hermétique», a-t-il souligné, car «le plus difficile à parer dans une ville est l’attentat à l’explosif». Il a affirmé, dans ce contexte, qu’il ne s’agit pas d’une «défaillance» des services de sécurité car, a-t-il argué, le démantèlement de plusieurs réseaux terroristes à Alger et à Boumerdès «est une preuve de leur performance». A une question relative au type de véhicules utilisés dans ces deux attentats, il a affirmé qu’il s’agit de deux camionnettes légères, dont une camionnette-citerne ayant ciblé la représentation de l’ONU à Hydra, alors que la deuxième camionnette a ciblé le siège du Conseil constitutionnel. Il a également souligné que le premier bus de transport d’étudiants touché était vide, tandis que dans le deuxième, qui était couvert par le premier, «on n’a enregistré que 5 blessés légers». M. Zerhouni a, par ailleurs, soutenu que le bâtiment abritant la représentation de l’ONU présente des dommages «importants, alors que la bâtisse du Conseil constitutionnel a enregistré des dégâts n’exigeant pas de grosses réparations».
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H. Senouci
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com