L'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, n'a pas écarté la perspective d'une possible survenue d'une pandémie de la grippe aviaire qui affecterait le cinquième de la population de la planète. Les pays en voie de développement des continents du « Sud » économique qui doivent déjà 43 % de leurs décès aux maladies infectieuses contre 1 % pour les pays industrialisés du « Nord » paieront probablement le plus lourd tribut. Ce discours, réaliste ou alarmiste, autorise un débat ; celui d'une collusion possible, conjoncturelle ou chronique, entre le puissant lobby multinational de l'industrie du médicament et des fonctionnaires de l'administration sanitaire onusienne qui conditionnerait les comportements des autorités sanitaires nationales par une incitation abusive indirecte à la surconsommation de médicaments prophylactiques et autres vaccins et équipements para pharmaceutiques de prévention, guidée par un enjeu commercial pur sans aucun intérêt sanitaire évident, national ou continental. L'embargo «irakien » avec la mise en place du système douteux « pétrole contre nourriture et médicaments » a causé la mort de milliers d'enfants et a vu l'implication de cadres onusiens, dont le propre fils du Secrétaire Général Kofi Annan, dans des malversations commerciales et autre trafics d'influence. En Algérie, célérité du réflexe Import, on n'a pas attendu le premier cas de «l'Influenza Ettoyour» pour commander, pour 8 milliards de Dinars, c'est-à-dire 800 milliards de cts, le médicament antiviral Tamiflu au fournisseur suisse Hofman-La Roche, à indication d'ailleurs limitée alors que Saïdal, fabricant public obtient l'autorisation de produire un générique d'un laboratoire de l'Inde. Il n'existe pas de vaccin de la grippe aviaire mais, à cause du «réassortiment génétique» qui permet à un virus de la grippe aviaire de recombiner son équipement génétique à partir d'un virus de la grippe commune chez un sujet infecté pour produire un nouveau virus hautement plus dangereux transmissible d'homme à homme, le vaccin de la grippe commune est recommandé comme mesure préventive contre la grippe aviaire dans certains cas (personnel exposé : éleveurs, vétérinaires...) ; mais chez nous la frénésie de la consommation suggérée entraîne, un temps, une pénurie du vaccin antigrippal commun qui devient... remboursable par la Sécurité Sociale ! L'OMS convoque une réunion d'urgence à Ougadougou sur l'alerte à la méningite en Afrique pour 2008 et voilà l'Algérie qui intègre le vaccin contre la méningite dans le programme national de vaccination pour 2008 ; il coûtera à lui seul 70 milliards de cts sur les 100 consacrés au programme total de 2008, alors que les cas de méningite ne sont pas importants : 230 cas en 2007. Le ministre de l'Industrie, en présence de la déléguée de l'OMC à Alger, a proposé aux producteurs pharmaceutiques privés, alors que depuis la dernière rencontre des Assises de l'Industrie il y a 7 mois, quatre unités de production ont été soumises à la vente, de se regrouper en un « cartel » autour du producteur public Saïdal : « la solution est entre vos mains ; vous avez Saïdal et les investisseurs du Golfe ». La fusion inédite « contre-nature » ainsi préconisée n'est-elle pas d'une nature à favoriser la « phagocytose » d'un trait, traitement-minute américain connu des praticiens qui consiste à avaler en une prise unique une dizaine de comprimés à la fois, de l'ensemble de l'industrie pharmaceutique nationale car le ministre avertit : « il n'y a plus de protection avec l'ouverture du marché ». Comme les hydrocarbures, un veto présidentiel est-il nécessaire pour protéger la production pharmaceutique nationale, industrie stratégique de l'avenir : le Président doit-il à chaque fois déjuger ses ministres comme celui de l'Education pour réformer au cours de l'année 2006-2007 le passage de l'enseignement moyen au secondaire de son règlement injuste. Le ministre de la Santé s'en lave les mains : « je ne suis pas responsable de la production mais du conditionnement... etc... des médicaments ». Ainsi, patate et médicament ne jouissent pas de la solidarité gouvernementale nécessaire tant le ministre de l'Agriculture et celui du Commerce, comme le département de la Santé et celui de l'Industrie pour le médicament, se rejettent la responsabilité de l'insoluble problème du « pain du pauvre » qui est toujours cédé malgré l'importation effrénée au prix d'un fruit de riches. La culture «FLN» pure tant revendiquée par le Président viendra-t-elle toujours à la rescousse pour sauver le pays de l'immense braderie et améliorer le menu quotidien de l'Homo Algérien comme le «dégel des salaires» amorcé, bravant les contraintes du FMI, l'OMC... etc., et doit-il, chaque fois que nécessaire, à défaut d'en changer, déjuger des ministres trop dociles aux Trade-instances internationales. Reste-t-il dans l'environnement du pouvoir une seule volonté apte, positive et sincère (kafa-a, nazaha, iltizem : triptyque-slogan des années 70 requis pour tout cadre de la Nation), pour que le Président de la République soit obligé de vérifier par lui-même les plans du projet d'une mosquée fusse-t-elle grandiose. Comme la contrefaçon maffieuse très présente dans les pays en voie de développement où elle concerne les médicaments des affections mortelles telles le paludisme, la tuberculose et le Sida, le lobby du médicament ne s'embarrasse pas de scrupules éthiques en Afrique, qu'il utilise souvent comme champ d'expérimentation de ses produits ; en 1996, lors d'une épidémie de méningite au Nigéria, le laboratoire Pfizer teste, à l'insu des autorités sanitaires et des familles, un antibiotique, le Trovan* sur 100 enfants qui cause la mort de nombre d'entre eux et des séquelles cérébrales importantes chez la plupart des autres. Au Niger, une année plus tôt, un vaccin contrefait de la méningite provoque la mort de 2.500 enfants. A Haïti aussi, «terre des esclaves», un sirop contre la toux qui contient un dangereux toxique, le diéthylène-glycol, «le glacéol» tue, en 1995, 87 enfants et en Inde, 30. L'Algérie n'est pas à l'abri des médicaments Taiwan (la contrefaçon peut concerner de 10 à 20 % des médicaments dans les pays industrialisés et jusqu'à 50 % dans les pays en voie de développement) qui, faute de principe actif normal sont dénués de tout effet thérapeutique ou peuvent être dangereux voire fatals en raison de la présence possible d'excipients toxiques dans leur composition. Mais le plus inquiétant pour l'OMS, c'est que, après l'Asie, notre continent, l'Afrique, terre des sinistres virus Ebola, Lassa... ne soit en train de devenir un réservoir de virus de la grippe aviaire, après les premiers cas au Soudan, au Ghana au Nigéria où une jeune femme de 22 ans, affectée, est décédée le 1 février 2007 et en Egypte qui enregistre de récents cas de décès. L'Algérie, carrefour géographique naturel des migrations aviaires et zone de transit de migrations humaines clandestines du Sahel et même de l'Asie vers l'Europe est un pays à risque potentiel et la vigilance sanitaire nationale actuelle contre « Influenza Ettoyour » demeure politiquement légitime aux yeux des instances sanitaires internationales. L'épidémie de néphrite « hantavirale » de Sidi Bel-Abbès qui a perturbé l'opinion est connue dans le monde entier où elle affecte des dizaines de milliers de sujets chaque année en Chine, Russie, Scandinavie... et il est possible que des cas sporadiques survenus déjà chez nous, comme en France et ailleurs, aient été méconnus. Après « Influenza Ettoyour », voici venu le temps de « Influenza Elkhouyoul » et la foudroyante « épidémie cameline » qui a tué des centaines de dromadaires en Arabie Saoudite ne relèverait pas, semble-t-il, d'un virus, mais d'un acte criminel d'empoisonnement commis par un prince soucieux de garder le monopole d'une race noble contre des propriétaires rivaux. Cette Altesse «criminelle» nous avertit que le virus, agent de maladies, peut être un instrument de subversion et de guerre biologique terroriste. L'épidémie d'« angine blanche » suraiguë qui a affecté sélectivement des membres de corps de sécurité, contemporaine des bombes « kamikazes », ne pourrait-elle pas relever d'une malveillance criminelle affinée, apanage de cercles nuisibles hautement qualifiés maîtrisant les techniques de guerre biologique, arme de choix du terrorisme de l'avenir dont le monde a déjà eu un avant-goût lors de l'attaque du métro de Tokyo. Mais le virus, ce petit être venu de notre planète compte aussi un disciple du monde infinitésimal qui peut développer également des applications domestiquées douces très pratiques : le nucléaire ; nul besoin de bombe atomique qui affolerait l'opinion publique hostile au «champignon de feu» apocalyptique ; à New York, le président iranien a déclaré : « Le temps de la bombe atomique est révolu ; elle n'a pas empêché la chute de l'empire soviétique qui en disposait et n'est d'aucune utilité aux USA dans le bourbier irakien actuel ». Les forces du mal des Etats ou du terrorisme international disposent du plutonium radioactif pour éliminer des dirigeants indésirables et un insidieux nuage transporté, à partir d'une émission radioactive déclenchée d'une source discrète, par des vents naturels « favorables » au-dessus de populations de pays cible plongerait ce dernier dans un désastre sanitaire chronique qui mobiliserait et consommerait des ressources et des moyens importants entraînant une dangereuse dépendance de l'extérieur et minant gravement les capacités de défense du pays ciblé. Le cauchemar a peut-être déjà commencé.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Elhadj Abdelhamid
Source : www.lequotidien-oran.com