Alger - A la une

«La Bourse continuera à mal fonctionner»



«La Bourse continuera à mal fonctionner»
NCA-Rouiba est une entreprise cotée à la Bourse d'Alger. Vous avez maintes fois relevé l'état de léthargie dans lequel s'empêtre cette place. Pourquoi, d'après vous, la Bourse d'Alger n'arrive toujours pas à décoller 'En Algérie, les institutionnels (banques, compagnies d'assurance et Sécurité sociale?) sont des institutions à majorité publique. Ces institutions ne peuvent pas, dans le contexte politique et celui de pénalisation de l'acte de gestion, engager l'effort de leurs institutions dans la Bourse. Car on pourrait à tout moment leur reprocher la dépréciation d'un titre. C'est-à-dire, si un institutionnel achète des actions à un cours de 100 DA et si celle-ci perd de sa valeur à 80 DA, on peut lui reprocher d'avoir investir dans une entreprise qui a perdu de la valeur et ainsi le mettre en prison.Comment voulez-vous faire fonctionner une Bourse si premièrement on ne libère pas les gestionnaires des entreprises publiques de cette pénalisation de l'acte de gestion et, au-delà, la dépénalisation, les émanciper du pouvoir politique. Pour le moment, aucun gestionnaire d'une entreprise publique n'assumera l'engagement de prendre des décisions de ce genre. Même si on a tendance à dire depuis quelque mois que la pénalisation de l'acte de gestion n'existe plus, il ne le fera pas parce qu'il ne répond pas à un conseil d'administration mais à un pouvoir politique. Aujourd'hui, le ministre des Finances veut dynamiser la Bourse, mais cette intention ne pourra pas se concrétiser et cela continuera à mal fonctionner.Est-ce un problème de réglementation et de compétences 'La problématique concerne aussi la réglementation et de la Cosob et de la Bourse. Pourquoi ne pas ouvrir la Bouse aux acheteurs internationaux ' Pourquoi continuer à l'enfermer dans un système qui ne peut pas marcher ' Pourquoi la réglementation de fixation du cours boursier reste, elle, dans un mode aussi archaïque qui défie même la «Bourse de Ghardaïa» qui est un marché à la criée et dont le fonctionnement est beaucoup plus performant que celui de la Bourse d'Alger.Nous observons aujourd'hui à la Bourse 4 titres qui sont sous-cotés par rapport aux performances de ces entreprises pour lesquelles il n'y a quasiment pas de liquidités et rien n'est fait pour les dynamiser. Le directeur général de la Cosob reproche aux acteurs de ne pas suffisamment communiquer. C'est faux ! Nous communiquons beaucoup sur nos titres. Nous essayons d'inciter les gens. C'est seulement une partie de notre travail, la seconde partie revient aux IOB.Nous n'avons pas d'intermédiaires professionnels en Bourse. Des accords ont été signés avec des Bourses comme Euro-Next. Mais est-ce que c'est utile de s'embarquer avec des Bourses internationales actives alors qu'on a une Bouse embryonnaire ' Est-ce que c'est utile de maintenir la Bourse déconnectée des Bourses régionales, alors qu'on pourrait au moins inscrire la Bourse d'Alger avec la Bourse de Tunis 'Je m'interroge sur cette espèce de frilosité dans la gestion de l'économie algérienne. En dernier point, nous avons un problème de compétence dans la gestion globale de la réglementation boursière et du fonctionnement même de la Bourse.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)