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Le département des Finances se mobilise



Le département des Finances se mobilise
A l'approche de l'échéance annoncée pour le lancement d'un emprunt obligataire national, le département des Finances tente de se mobiliser pour accélérer la relance du marché boursier d'Alger.En effet, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a réuni hier, au siège de la Bourse, les principaux acteurs de la place financière locale, afin de les exhorter à stimuler la relance du marché des capitaux, indique un communiqué du ministère parvenu hier à notre rédaction.Outre les dirigeants des instances en charge de la supervision et de la gestion du marché boursier, en l'occurrence la Cosob, la SGBV et Algérie Clearing, cette réunion, précise le même communiqué, a regroupé des PDG de banque, ainsi que les représentants des entreprises émettrices et des intermédiaires en opérations de Bourse.A l'ordre du jour, la nécessité de mobiliser tous les acteurs de la place financière et bancaire en vue de stimuler le marché des capitaux dans sa globalité et de lui conférer une plus grande crédibilité vis-à-vis du grand public. Aussi, le ministre des Finances a notamment mis l'accent dans son discours sur «l'importance pour les entreprises de s'engager sur la voie de la mobilisation par le marché des ressources financières nécessaires à leur développement et modernisation». Confronté à une crise financière et bancaire durable, le gouvernement, faut-il le rappeler, s'active depuis quelques mois à trouver des alternatives hors revenus du pétrole, pour garantir le financement de l'investissement et de l'économie nationale dans son ensemble.D'où, bien évidemment, la mobilisation née depuis quelques mois autour de la nécessité de dynamiser le marché boursier, mais aussi la décision de l'Etat de lancer, dès le mois prochain, un emprunt souverain de grande envergure, destiné à capter l'épargne domestique. Laissé pour ainsi dire «en jachère» depuis sa création en 1999, la Bourse des valeurs mobilières d'Alger, dont le niveau de capitalisation est des plus dérisoires, connaît ces quelques derniers mois un certain regain d'intérêt, à la faveur notamment de l'admission attendue de nouvelles entreprises à la cote.Ne comptant actuellement que quatre titres cotés pour une capitalisation totale d'à peine 15 milliards de dinars, la place boursière d'Alger devrait ainsi accueillir, dans les toutes prochaines semaines, deux nouvelles actions, à savoir celles du groupe pharmaceutique privé Biopharm et de la cimenterie publique de Aïn Kbira. Selon de récentes déclarations des dirigeants de la Bourse, ces nouvelles admissions vont permettre de porter la capitalisation du marché à plus de 100 milliards de dinars, soit l'équivalent de près d'un milliard de dollars à fin 2016, tandis que d'ici trois ans, celle-ci devrait atteindre quelque 10 milliards de dollars, avec l'introduction prévue de sept autres entreprises publiques déjà sélectionnées par le Conseil des participations de l'Etat (CPE).Il s'agit, pour rappel, du Crédit populaire d'Algérie (CPA), de la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR), de l'opérateur de téléphonie mobile Mobilis, de Cosider Carrières, ainsi que de l'entreprise Hydro Aménagement et de deux autres cimenteries publiques.


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