
L'opération de souscription à l'offre publique de vente des actions du groupe pharmaceutique Biopharm prendra fin demain.Comme l'avait promis il y a quelques jours, le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, s'est rendu au siège du laboratoire, à Oued Smar (Alger), pour y effectuer une «symbolique souscription» et apporter son soutien à l'opérateur.«Nous avons l'obligation et le devoir d'encourager les producteurs nationaux qui demeurent aujourd'hui le seul moyen à même d'engendrer la croissance hors hydrocarbures», a souligné le patron de l'UGTA.Les responsables du groupe, quant à eux, ont saisi l'occasion pour faire le point sur cette introduction en Bourse, précisant cependant que «le bilan définitif et officiel ne saurait être connu qu'après la fin de l'opération». Néanmoins, le directeur général adjoint de l'entreprise, Kamal Ameur, affirme que «l'opération de souscription se passe bien depuis le premier jour de son lancement».Le seul problème qui se pose a trait à «la remontée de l'information», en ce sens qu'il y a inévitablement un «décalage entre le jour où la souscription est effectuée au niveau des banques et le jour où elle est enregistrée par la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV)».D'où le fait que beaucoup de souscriptions se retrouvent, aujourd'hui, non encore enregistrées. Mais quoi qu'il en soit, les informations disponibles montrent déjà que «95% des achats d'actions sont venus des particuliers».Les institutionnels, à savoir les entreprises (publiques ou privées), butent sur deux entraves : la première concerne la lenteur du processus administratif interne à l'entreprise dont les décisions sont généralement soumises à l'aval des assemblées générales ou conseil d'administration. La deuxième entrave a trait au transfert de fonds pour celles qui ne sont pas domiciliées dans les banques accompagnant l'opération.Le directeur général adjoint de Biopharm n'a aussi souligné la responsabilité des intermédiaires en opérations de Bourse (IOB) dans une opération pareille, en ce sens qu'ils devraient assumer pleinement leur rôle de conseillers pour leurs clients et les investisseurs intéressés.C'est la raison pour laquelle Kamel Ameur pense que le délai de l'opération de souscription «sera vraisemblablement prolongé, après accord de la Cosob». Il convient de rappeler que cette offre publique de vente des actions du groupe devra permettre l'achat de 5 104 375 actions, soit l'équivalent de 6 252 859 375 DA (20% du capital) au prix de 1225 DA l'action pour le public et de 1102,5 DA pour les salariés du groupe.Les acquéreurs des actions cédées bénéficient de la jouissance des titres à la date de livraison. Les actions cédées ont ainsi le droit de percevoir les dividendes que pourrait décider de déclarer l'assemblée générale annuelle statuant sur les résultats de l'exercice 2015. Les investisseurs intéressés peuvent souscrire auprès de l'un des neuf intermédiaires en opérations de Bourse (IOB), BADR, BDl, BNA, BNP Paribas El Djazaïr, CNEP-Banque, Société Générale Algérie et Tell Markets, constituant le syndicat de placement dont le chef de file est la BEA.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lyes Mechti
Source : www.elwatan.com