
Les travaux du séminaire des 5+5 sur la sécurité alimentaire se sont poursuivis hier à Alger. Lors de cette deuxième et dernière journée, il a été décidé d'adopter la proposition algérienne relative à la création d'un observatoire sur la sécurité alimentaire du groupe 5+5 des pays méditerranéens. Selon le directeur de l'Institut national de la recherche agricole, M. Fouad Chehat, cet observatoire vise l'étude «des principales fluctuations des prix des produits alimentaires à long terme et l'établissement des prévisions dans les marchés mondiaux afin de mettre au point une stratégie claire dans le traitement de l'instabilité de ces prix». Cet organisme sera également chargé du suivi des marchés mondiaux des produits alimentaires, de l'échange d'informations entre les pays membres sur la volatilité prévue des prix, l'établissement d'une étude prévisionnelle des quantités de production «pour éviter l'importation anarchique et donc les pertes financières». «Cette structure aura, par ailleurs, pour but d'améliorer les relations entre les opérateurs économiques y compris les agriculteurs dans les pays membres en facilitant l'obtention d'informations précises nécessaires à l'investissement entre les pays du groupe afin que cet observatoire constitue un lien entre les opérateurs dans le secteur agricole», a-t-il ajouté. Pour M. Chehat, l'Algérie a également proposé, lors de ce séminaire, la tenue, en mars prochain à Alger, d'une réunion sur la sécurité alimentaire au niveau des ministres concernés. Par ailleurs, le représentant de l'Union du Maghreb arabe (UMA), M. Mohammed Ismaïl, a fait savoir que la coopération avec les pays de la rive Nord «demeure essentielle pour réactiver le partenariat au profit des deux parties». Pour ce spécialiste de la sécurité alimentaire, l'UMA dispose de deux importants programmes auxquels les pays de la rive nord peuvent contribuer. Il s'agit du plan d'amélioration de la sécurité alimentaire et la modernisation de l'agriculture maghrébine à l'horizon 2030 et le Programme d'action de lutte contre la désertification. Selon cet expert, le premier défi des pays de la rive sud est de trouver des solutions pour produire sur une zone réduite, et des techniques qui seront mises à leur disposition afin d'augmenter la productivité des terres et maintenir les populations dans leurs zones.
S. B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah Benreguia
Source : www.latribune-online.com