«20% des importations de l'Algérie sont constituées de produits alimentaires. En 2010, nous étions à 16%. Ce sont quatre produits de céréales (blé dur et blé tendre, orge, maïs), poudre de lait, huiles et sucre qui font l'essentiel de nos importations alimentaires».
C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, qui était, l'invité, lundi dernier, de la Radio Chaîne III. «Nous travaillons sur la filière céréales pour améliorer le rendement des terres. Au fil des campagnes, nous relevons une amélioration du rendement à l'hectare. Mais le retard ne pourra pas être rattrapé d'un coup de baguette magique», a fait savoir le ministre. Ce passage du ministre à la Radio nationale intervient en même temps que l'organisation de la rencontre des 5+5 consacrée à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans les dix pays du bassin occidental de la Méditerranée. A ce propos, le premier responsable du secteur de l'agriculture a souligné que «la sécurité alimentaire n'intéresse pas uniquement l'Algérie. Cette question est inscrite dans tous les agendas politiques des grandes rencontres. Il y a une prise de conscience collective surtout après la crise alimentaire de 2007 et 2008». Toujours selon lui, «l'amélioration de la production a été suivie au niveau mondial par une meilleure régulation des marchés». C'est pour cela qu'il faut avoir des stocks, explique encore M. Benaïssa. Et d'ajouter que «ce regard nouveau sur le commerce des produits agricoles au niveau national ou international est au centre de beaucoup de préoccupations». Il rappellera que l'Algérie «a revitalisé un certain nombre d'unités de stockage et établi des conventions avec des opérateurs privés nationaux. Nous construisons ce réseau graduellement». Se voulant plus clair, le ministre a déclaré que «cela ne relève pas uniquement d'une décision administrative. Il faut que les gens soient convaincus de cela». Cette action, poursuit-il, «est menée avec l'ensemble des acteurs de la chaîne agroindustrielle». «Il faut faire en sorte que les agriculteurs produisent sans avoir peur de vendre leurs produits et que les commerçants cèdent leurs marchandises à prix stable sachant qu'en vendant plus, ils gagnent plus. Il n'y a donc pas de place pour la spéculation», a précisé le ministre. Ce dernier n'omettra pas de revenir sur les aides octroyées par l'Etat aux producteurs de céréales et de lait.Par ailleurs, le ministre a évoqué les importations des caprins à partir de la Suisse qui «se font dans le strict respect des conditions sanitaires imposées par les autorités algériennes». Ces caprins seront bientôt introduits sur le marché national. Rappelant l'interdiction d'importation du cheptel de l'étranger pour des raisons sanitaires, M. Benaïssa a déclaré que «cette interdiction a été levée pour ce qui concerne les importations à partir de la Suisse».
B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badiâa Amarni
Source : www.latribune-online.com