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«Irrégularités et dépassements à grande échelle»



«Irrégularités et dépassements à grande échelle»
Le conseil national du parti condamne le recours à l'emploi de l'argent sale dans les campagnes électorales.
Le conseil national du Parti pour la liberté et la justice (PLJ) s'est réuni en session extraordinaire ces deux derniers jours à Alger, sous la présidence de Mohamed Saïd, son président. Au menu, «les étapes de construction du parti et l'analyse de la participation aux dernières élections législatives malgré un agrément tardif et le peu de moyens matériels dont il dispose».
Rappelant que «cette participation, limitée pour ce rendez-vous électoral à certaines wilayas, a été décidée pour plusieurs considérations, dont notamment le souci de ne pas rater l'occasion du changement pacifique qui s'offrait pour éviter que ne se produisent chez nous les changements violents qui ont secoué notre région», les membres du conseil national soutiennent aussi que la décision de participer a été prise pour «permettre aux militants du parti d'acquérir une expérience en matière de gestion électorale sur le terrain face à d'autres concurrents, et enfin tester les véritables intentions du pouvoir vis-à-vis du changement pacifique».
Le PLJ «condamne avec force le recours croissant à l'emploi de l'argent sale dans les campagnes électorales et considère que cette attitude constitue une menace à la fonction de l'Etat dans la réalisation de la justice entre les différentes composantes de la société».
Impasse politique
Le parti de Mohamed Saïd «rend hommage à tous les citoyens qui ont refusé de céder à ce genre de pratiques et particulièrement ceux qui ont fait confiance à ses candidats». Pour lui, «les résultats annoncés consacrent la persistance de l'impasse politique en reconduisant le même paysage politique avec les mêmes forces dominantes au rendement peu brillant. Ils ouvrent ainsi la porte à toutes les éventualités». «Les dépassements et les irrégularités multiformes qui ont entaché à grande échelle les dernières élections législatives ont fait, selon lui, apparaître une nouvelle donne, à savoir le taux élevé des bulletins nuls et le poids du pouvoir bureaucratique aux multiples têtes et relations avec les milieux d'argent au sein du pouvoir politique». Il s'agit là, estime le PLJ, «d'un danger direct sur l'avenir du pays car il affaiblit la fonction de l'Etat et constitue un obstacle supplémentaire sur la voie de tout changement pacifique et de la construction d'un consensus national qu'impose la nature de la phase actuelle du développement de la société et des données géopolitiques régionales».
Après un débat approfondi, les membres du conseil national ont conclu, dans un communiqué rendu public, «à l'absence de volonté politique réelle de tout changement pacifique par les voies légales».
L'instance consultative du PLJ «recommande de coopérer et de coordonner avec toutes les forces politiques au parcours clair pour toute 'uvre commune à même de répondre au niveau d'évolution de la société et de son degré de conscience politique, en particulier par la mise en place d'institutions capables de redonner confiance aux citoyens dans un avenir meilleur».
A la fin des travaux, les membres du conseil national ont salué la décision du bureau national qui a démissionné le 17 mai dernier. «Il s'agit là d'un précédent politique fondateur d'une nouvelle culture politique dans la vie nationale», note encore le PLJ, qui annonce qu'une nouvelle instance exécutive a été élue.


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