Bouteflika ne lâche pas la voie de la réconciliation
«Je voudrais dire au peuple algérien et à l’étranger que nous avons opté pour la voie de la réconciliation nationale et de la concorde civile comme voie stratégique dont nous ne nous détournerons jamais».
Claire, nette et précise est la détermination de Président de ne pas laisser choir sa politique de réconciliation nationale à travers son intervention de jeudi soir, alors qu’un kamikaze se faisait sauter au centre de Batna, sur l’itinéraire présidentiel, en faisant 19 morts et 107 blessés parmi les civils. M. Bouteflika dira croire profondément qu’il n’y avait d’autre solution que celle «que le peuple, dans sa majorité, a plébiscitée lors des referendums sur la concorde civile et sur la réconciliation nationale». Fort, ainsi, de cette légitimité, il dira: «Je ne renoncerai pas au projet politique que vous connaissez car c’est le peuple qui a voté cette politique bien définie et qui n’exclut aucun Algérien où qu’il se trouve». Le chef de l’Etat s’adressera ensuite aux extrémistes de tous bords en leur rappelant qu’ils n’ont guère de choix sinon «celui de la réconciliation, de la fraternité et de l’unité des rangs», et ce, «dans l’intérêt du peuple et de l’Algérie». Il rappellera dans ce contexte les difficultés rencontrées par le pays, conséquence de «l’isolement de plus de dix ans» imposé à cause de la situation qui avait prévalu. Regrettant les ignobles actes auxquels s’adonne encore une poignée d’islamistes qui fait toujours parler la terreur, M. Bouteflika soulignera qu’il n’a jamais été dans ses intentions de «faire la promotion d’idées superflues étrangères à une religion dont les extrémistes s’appliquent à faire émerger des jeunes encore plus extrémistes, voire, malheureusement, des apostats». Pour le président, son idéal était de redonner «espoir aux femmes et aux enfants» à travers un retour effectif à la paix, seul à même de permettre à l’Algérie de revenir au rang qui lui sied. A ce propos, il estimera que le retard accumulé pendant et après le terrorisme a été finalement rattrapé. «Je crois que nous y sommes parvenus et aucune personne sensée ne saurait le nier», dira M. Bouteflika. «Je crois que vous attestez comme moi que le pays a repris espoir et confiance et qu’il a également repris la place qui est sienne parmi les nations?», ajoutera-t-il. Revenant ensuite à l’attentat, le président se dira indigné par l’ignorance de celui qui a daigné «s’infiltrer dans un meeting populaire et tuer des innocents», estimant que «ces actes profitent à des intérêts étrangers» car il ne s’agit ni plus ni moins que d’«une violation de la souveraineté algérienne». M. Bouteflika, tout en soulignant que ce genre d’actes «n’ont absolument rien à voir avec les nobles valeurs de l’islam», dira que les auteurs de l’attentat «œuvrent pour le compte de capitales étrangères et de dirigeants étrangers», sans toutefois donner de précisions à ce propos. Il demandera simplement la participation de tout le peuple en l’appelant à contribuer au maintien de l’Algérie toujours debout, en combattant «ceux qui ont perpétré les actes les plus ignobles contre leur pays et leur peuple». «C’est mon pays, c’est le votre, c’est mon Algérie et la votre!», rappellera enfin le Président de la République.
Farida Kadache
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com