Alger - Revue de Presse

22 morts et 107 blessés dans un attentat kamikaze à Batna



Al-Qaïda cible Bouteflika La ville de Batna en liesse et affublée de ses plus beaux atours a été endeuillée de la façon la plus cruelle par les partisans du retour de l’Algérie aux années les plus sombres de son histoire contemporaine. En fin d’après-midi, avant-hier, alors que les foules accou-raient de toute la wilaya et des régions limitrophes pour accueillir le président de la République, en visite officielle, un kamikaze se fait exploser, entraînant, selon un dernier bilan, 22 morts et 107 blessés. Depuis ce jeudi 6 septembre, plus que pour tout autre attentat précédent, il n’est plus question pour le terrorisme post-GIA de cibler des catégories précises parmi les Algériens, mais de frapper dans le tas afin de commettre le plus de pertes possibles en vies humaines et en dégâts matériels. Jusque-là, l’ex-GSPC, aussi bien avant son adhésion à Al-Qaïda que depuis, a, à plusieurs reprises, annoncé qu’il n’hésitera plus à cibler les citoyens qui s’impliqueraient d’une manière ou d’une autre avec les forces de sécurité qui le combattent. Les victimes civiles dont le seul tort a été d’être présentes ou de passage à proximité des lieux, censés être pour lui une cible planifiée, ne se comptent plus. L’attentat de Batna de ce jeudi est venu confirmer deux points essentiels. D’une part, il y a cette extrême haine de l’ex-GSPC vis-à-vis du peuple algérien auquel il veut faire payer son refus depuis toujours de suivre ses recommandations de rompre toute forme de relations avec ceux qu’il considère comme des «apostats» et autres «tyrans» quand ils ne sont pas des valets ou même des représentants des «croisés et des sionistes». Les bains de foules impressionnants que s’offre, à chacune de ses sorties publiques, le président de la République sont, en eux-mêmes, un mépris total de l’ex-GSPC et tout ce qu’il représente. D’autre part, en se manifestant de la sorte, l’ex-GSPC, ce jour-là, à l’occasion de la visite présidentielle à Batna, a émis de la manière la plus détonante et explosive son refus irréversible de toute idée de «réconciliation» et de renonciation à son terrorisme. En actionnant son engin explosif en plein milieu de la foule massée tout au long de l’itinéraire du cortège présidentiel, le kamikaze avait, en toute conscience, une nette idée du carnage qu’il allait commettre. Selon toute vraisemblance, l’engin explosif devrait viser le cortège présidentiel au moment de son passage, si le criminel, trahi par son comportement de grande excitation, n’avait pas été repéré autant par la foule que par des policiers. En commettant son massacre de la manière dont il a usée, le terroriste a montré que ce sont tous les Algériens, quels qu’ils soient, aussi bien de simples citoyens de tout âge et de tout sexe comme ceux-là qui étaient là pour voir passer le président de la République et qui ont laissé leur vie pour cette raison ou ce dernier lui-même qui devait être visé, sont pour lui et ses commanditaires des ennemis pour l’extermination desquels ils ne reculeront devant aucune horreur pour les faire plier à leurs exigences. En s’attaquant à la population venue accueillir le Président, le message est clair: la guerre contre l’Algérie entière est désormais ouverte. Le pas de trop a été franchi ce jeudi 6 septembre.
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