Alger - Revue de Presse

Il soutiendrait la révision constitutionnelle



Les conditions de Djaballah Le président du parti El-Islah, Abdallah Djaballah, a estimé, hier, que la question relative à la révision de la constitution ne pose aucun problème du moment que son parti n’a cessé d’appeler à amender le texte de référence depuis 1998.   «La position de notre parti est claire à ce sujet. Nous avons appelé déjà en 1998 à la révision du document». Si, pour le principe, le leader contesté du MRN ne trouve aucun inconvénient à son amendement, il n’en demeure pas moins que la position «officielle et définitive» ne sera connue qu’après sa promulgation officielle: «Notre position définitive sera connue après que la mouture finale soit rendue publique. Nous ne pourrons pas, hélas, faire le moindre commentaire avant cela. Si nous trouvons que le nouveau texte comporte dans son ensemble des aspects positifs, la question des cumuls des mandats présidentiels ne sera pas un cas de conscience pour nous. Nous recherchons à travers cette révision de la constitution les points qui nous paraissent les plus positifs, le reste c’est secondaire. Si tel est le cas, nous apporterons notre soutien à ce texte et nous le cautionnerons», a affirmé celui qui fait l’objet actuellement d’une campagne de renversement au sein de son parti. Le fait que ce soit le FLN qui a proposé ce texte au président Bouteflika, sans se référer à la classe politique, ne gêne-t-il pas le parti d’El-Islah. Djaballah répondra par la négative en précisant que «c’est un droit qui revient à chaque parti de le faire. Mais le dernier mot revient au Président. Et le président l’a endossé!», comme pour mettre un terme à cette question. Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse à la maison de la presse destinée à répondre aux accusations portées contre lui par une vingtaine d’anciens collaborateurs, dont Djahid Younsi le numéro 2 du parti et Boulahia, le président du Madjless Ecchoura qui lui ont dénié le droit de parler dorénavant en tant que président du parti, s’appuyant pour ce faire sur une décision de justice rendue récemment et qui gèle les activités de Djaballah au sein du mouvement El-Islah, ainsi que le gel du compte bancaire du parti. L’actuelle direction du parti El-Islah, emmenée par Djahid Younsi, le SG du parti, élu selon les nouveaux statuts concoctés lors du dernier congrès électif qui s’est tenu en juin 2005, a décidé de suspendre son ancien président, Abdallah Djaballah de toute activité au sein du parti. Le président Djaballah a récusé, au cours de cette conférence de presse, le jugement de la cour administrative d’Alger rendu le 12 juin dernier par le fait que cette «décision n’est pas exécutoire et compte tenu aussi des anomalies qui caractérisent cette décision qui ne mentionne pas le numéro du compte bancaire ainsi que l’adresse de la banque. Elle ne touche pas également à la légitimité du président ainsi qu’aux institutions du parti telles que le Conseil national, le bureau national ainsi que les institutions locales contrairement à ce qu’avancent les dissidents», a-t-il affirmé. Dans la foulée, il n’omettra pas de signaler que le jugement du tribunal d’El-Harrach a ordonné au président du Madjless Ecchoura, Boulahia, de restituer le cachet portant le sceau du conseil national. Le numéro 1 du MRN, Abdallah Djaballah qui contrôle pour le moment les 2/3 du Madjless Ecchoura et la moitié des députés au nombre de 48, était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment Saadi Abdelghafour, vice-président du parti, du vice-président de l’APN, Bellahcène, de Benkhellaf, responsable de l’organique et d’autres députés fidèles à sa ligne. Il a annoncé que le Conseil national qui s’est réuni le 15 juin dernier a décidé de constituer une commission qui sera chargée de préparer le prochain congrès du parti qui aura lieu avant la fin de l’année en cours. Rappelons que le chef de file des dissidents, Djahid Younsi, avait indiqué, il y a quelques jours et dans la même enceinte, que la justice algérienne leur a donné gain de cause dans le différend qui les opposait depuis une année exactement à Abdallah Djaballah. Selon ce dernier, la justice a interdit à Djaballah de «poursuivre ses activités au sein du parti» et qu’il est désormais interdit d’activer en tant que tel dans huit autres wilayas ou à parler au nom du parti. Le point d’orgue de ce conflit fratricide remonte à l’année passée lorsque les responsables du parti ont constaté une gabegie totale dans la gestion des fonds propres au parti qui «s’élèvent à des milliards».
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