Le PT satisfait des amendements
Louiza Hanoune n’a pas caché sa satisfaction suite aux amendements apportés à l’actuelle loi sur les hydrocarbures par le Conseil des ministres. Pour elle, c’est un signe fort du retour sur la bonne voie, pour la réappropriation des autres richesses du pays, notamment l’eau.Pour Louiza Hanoune, il est clair que ce retournement de situation n’est pas en marge des grands changements qu’a connus l’Amérique du sud où plusieurs pays ont nationalisé leurs richesses. Deux amendements principaux ont été apportés à la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il s’agit des participations de Sonatrach. La loi 05-07 de juillet 2005 conférait toute la liberté à la compagnie pétrolière nationale dans sa participation aux différents contrats qu’elle aurait à signer. La loi amendée oblige l’entreprise nationale à participer à raison de 51% au minimum. Sonatrach continuera à opérer soit toute seule ou en partenariat avec des investisseurs étrangers, mais elle doit, dans ce cas précis, prendre part au minimum à 51% dans les contrats. Dans les concessions de transport que l’État accordera à Sonatrach, celle-ci est obligée d’avoir 51% au minimum dans ces systèmes. Le second amendement concerne l’imposition d’une taxe sur les profits exceptionnels qui touchent principalement les contrats existants. Pour Louiza Hanoune, «c’est une grande victoire mais il faut faire plus, puisque la satisfaction totale ne viendra qu’avec le retrait définitif de la loi et la ré-appropriation de toutes les richesses du pays». Et d’ajouter que «le gouvernement a corrigé le tir et c’est un signe de bon sens, d’un retour progressif sur la bonne voie». Il faut rappeler que le PT a lancé en fin d’année écoulée une pétition pour le retrait de la loi. Louiza Hanoune s’est, d’ailleurs, félicitée des efforts de ses militants qui ont pu «ramasser plus de 800.000 signatures à travers le territoire national et l’opération se poursuit toujours». Comme à son accoutumée, elle a fait le lien avec ce qui s’est déjà passé au Venezuela, quand Hugo Chavez a décidé de nationaliser toutes les richesses du pays. Le PT se dit aussi pour la création d’une structure ou institution qui sera chargée «à la place de Chakib Khelil» de signer les contrats avec les firmes étrangères. Par la même occasion, elle a appelé à faire de même pour les concessions faites dans le domaine de l’hydraulique à des entreprises étrangères telles que Suez. «C’est une autre concession que nous sommes en train de faire. Il faut revenir sur cette décision», a indiqué la conférencière. Elle a également abordé le statut de la fonction publique adopté récemment par le Conseil des ministres. Pour elle, «ce statut contredit les efforts entrepris par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie du travailleur algérien. Un statut qui entretient la controverse puisqu’il maintient la disposition concernant la contractualisation, ce qui met en danger l’avenir du travailleur». Parlant du SNMG, le PT maintient sa demande d’augmentation «à condition que le gouvernement se mette sérieusement à combattre la précarité».
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com