Les quartiers d’Alger sous haute surveillance
Huit Sûretés urbaines de proximité ont été installées hier dans la banlieue algéroise par le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, ce qui porte leur nombre à 14 commissariats installés déjà depuis le début de l’année et 27 autres programmés dans les prochains mois au niveau de la capitale.
Sidi Moussa, Baraki, El Harrach, Bachdjerah, Bourouba..., des agglo-mérations bien ciblées par la DGSN pour leur forte densité d’habitants et où pullulent au quotidien toutes sortes de maux sociaux, d’agressions et de violences criminelles, viennent ainsi d’avoir leurs Sûretés urbaines. C’est, de surcroît, une zone fertile pour le recrutement des kamikazes, ce que confirmeraient les derniers attentats à Alger. Cette présence policière accrue dans les quartiers populaires d’Alger, connus pour être des fiefs des groupes terroristes du GIA dans les années 90, dénote fort bien d’un redéploiement sécuritaire dans les périphéries algéroises truffées de poches de pauvreté où on sent à l’œil nu l’inexistence totale de l’Etat.
Selon le premier policier du pays, le renforcement du dispositif sécuritaire dans la capitale n’est pas circonstanciel pour le mois de Ramadhan durant lequel on craint une recrudescence des attentats, mais une opération s’inscrivant dans la durée et qui vise à se rapprocher un peu plus du citoyen pour le protéger. Pour Ali Tounsi, l’installation des Sûretés urbaines au sein même de ces sites chauds n’est pas fortuite mais démontre d’un choix technique mûrement réfléchi par les services de sécurité en butte à un retour d’attentats suicidaires dans les grandes villes du pays. A l’occasion, le patron de la DGSN invite les citoyens de la région à s’impliquer un peu plus dans la lutte contre ce phénomène qui, dira-t-il, a été vaincu durant les années rouges. Interrogé sur le regain de violence terroriste durant le mois d’août, M. Tounsi avoue : «Nous avons réussi la lutte contre la criminalité, mais le terrorisme est une autre histoire».
Bref, dans sa tournée dans la banlieue algéroise, Le patron de la DGSN, récompensant l’enfant prodige de Bourouba, vice-champion olympique, Amar Benyekhlef, médaille d’argent aux JO 2008 de Pékin, a voulu passer un autre message fort à ces jeunes tentés par le diable, et qui devraient suivre l’exemple concret de leur concitoyen.
Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com