La Fondation du 8 Mai 1945 dénonce
La Fondation du 8 Mai 1945 réagit à son tour à l’interpellation et la mise sous contrôle judiciaire, en France, du haut fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères, Hasseni Mohamed Zine.
«Il s’agit d’une confirmation de cette volonté quasi-étatique de ne rater aucune occasion pour accabler l’Algérie», explique la fondation dès l’entame de son communiqué rendu public hier, avant d’enchaîner: «Comment peut-on expliquer l’entêtement à ne pas reconnaître une erreur d’homonyme», et de s’interroger sur les raisons qui ont fait que «Semraoui n’a pas été confondu par les juges alors qu’il a avoué avoir assisté à une rencontre décisive juste avant la mort de maître Mecili». La Fondation du 8 mai 1945 n’omet pas à ce propos de rendre un vibrant hommage au procureur allemand qui s’est déplacé dans la commune française de Maillé pour enquêter, découvrir et juger, le cas échéant (si les auteurs sont encore en vie), les auteurs du massacre commis par des soldats de la Wehrmacht le jour de la libération de Paris, le 25 août 1944.
Dans ce cadre, la fondation met en exergue le contraste entre ce massacre et celui perpétré par l’armée française dans le village d’Aït Ouabane (une centaine de morts dont des enfants et des femmes) durant la guerre de libération de notre pays. Et d’interroger dans ce cadre: «Se trouvera-t-il, à Paris, un émule de l’homme de loi allemand soucieux de rendre justice au village d’Aït Ouabane ?», avant de rebondir: «Jugera-t-on, un jour, le sinistre Aussarres qui reconnaît avec cynisme et sans un soupçon de regret dans son best-seller (Les services spéciaux), avoir exécuté de ses propres mains des dizaines d’Algériens».
Evoquant par la suite la situation sécuritaire, marquée par la recrudescence d’actes terroristes, notamment les plus récents ayant eu lieu à Bouira, les Issers, Tizi-Ouzou, Jijel et Skikda, la fondation écrit: «Notre pays vient une nouvelle fois d’être endeuillé par l’assassinat de dizaines de personnes, dont de nombreux jeunes, de simples citoyens et des membres des services de sécurité», avant de dénoncer avec énergie «ces actes odieux dirigés contre l’Algérie tout entière» et de réitérer sa «condamnation ferme et irrévocable du terrorisme, cette bête immonde semeuse de mort et de désolation». Elle interpellera enfin, dans ce cadre, les services de sécurité et les patriotes afin d’éradiquer le terrorisme «contre lequel une lutte sans merci et sans répit doit être menée et s’imposer comme priorité des priorités».
Samira Illoul
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com