Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Pour une Police libéréeFlics et tout ce que compte l’Algérie de policiers, fêteront aujourd’hui le 44ème anniversaire de la création, le 22 juillet 1962, de la Sûreté nationale. Le chemin parcouru est long et le réseau de commissariats de police s’est considérablement enrichi, touchant les localités les plus reculées dans le pays profond. Si la Police a beaucoup progressé sur le plan technique et vu sa composante humaine constellée de spécialistes et autres experts en tous genres, elle a été frappée de plein fouet par deux évènements successifs majeurs qui ont eu une influence sur son rendement et diminué de son efficacité. Le premier a été, évidemment, la décennie rouge qui avait emporté nombre de policiers, ce qui avait tétanisé ce corps de sécurité mal préparé à lutter contre le terrorisme urbain. Et même si la DGSN a réussi à rattraper son retard et pu s’intégrer dans le dispositif, il reste que les policiers sont restés traumatisés par le spectacle de leurs camarades abattus collectivement en plein jour et au milieu de la foule. Le second a un rapport avec ce fameux Etat de droit qui a paralysé l’action des policiers. Une «démocratie» mal comprise qui avait conduit les chefs à inonder les sûretés urbaines de notices et de brochures ayant trait aux droits de l’Homme. Ce phénomène a conduit les responsables locaux à multiplier les instructions et mises en garde afin que leurs subordonnés ne commettent pas de bourdes et éviter ainsi d’être sous les feux des projecteurs. La mort du jeune Massinissa Guermah dans les locaux d’une brigade de gendarmerie, à Béni Douala, qui avait poussé le Président à mettre sur pied une commission nationale d’enquête, et le départ des hommes en vert de Kabylie, parce que ce dépassement avait été mal géré, avaient donné naissance au syndrome de la bavure et de la brutalité policières qui avaient conduit flics et hiérarchie à mettre un frein à leur raison d’être, la prévention, la sécurité et la sûreté des citoyens. Si la démocratie est un acquis irréversible, il est certain que son enracinement continue de faire des dégâts, au niveau des services de sécurité tout au moins. La peur de mal faire, la hantise des lettres anonymes et la réaction -parfois brutale- de la hiérarchie qui cherche à prendre les devants, ont fait que des citoyens en infraction prennent à partie des agents de l’ordre en tenue. Le manque de mordant des policiers a poussé des délinquants à défier ouvertement la puissance publique et le résultat a été la banalisation de la délinquance et la faiblesse d’intervention de la Police qui a opté pour un recrutement massif afin de solutionner le problème.Si la sécurité nécessite des normes, il reste que la qualité et l’efficacité de l’agent en sont les atouts majeurs. Encore faut-il que les hauts responsables de la DGSN donnent de l’assurance à leurs troupes.
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