Alger - Revue de Presse

Trafic des pièces détachées



La douane veut sévir   Abdellah Bouderbala, fraîchement installé dans son poste de premier responsable des Douanes algériennes, veut freiner l’importation frauduleuse des pièces détachées qui ont envahi nos marchés. C’est la première mesure importante prise depuis son installation officielle au poste de directeur général des Douanes algériennes en remplacement de Sid Ali Lebib. «Nous avons décidé que toute importation illégale de pièces détachées usagées entraînera non seulement la saisie de la marchandise aux ports mais aussi la saisie du véhicule dans lequel est importée la marchandise. Jusqu’à maintenant, la saisie n’a concerné que la marchandise qui est vendue par la suite aux enchères. Nous avons également décidé que cette marchandise sera détruite», a assuré, jeudi dernier, au port d’Alger, le premier responsable des Douanes algériennes qui n’a pas écarté la possibilité d’introduire des pénalités ou des poursuites contre les contrevenants. Le port a, d’ailleurs, fait l’objet d’une visite d’inspection des ministres des Finances et des Transports où il a été décidé d’un commun accord de lutter contre ce genre de trafic sans pour autant donner de chiffres sur l’étendue de ce trafic, mais aussi de constater le nombre important de véhicules lourds ou légers ou des containers qui moisissent sur place depuis des mois. Selon les indications fournies par le responsable des transports, le port d’Alger contient 1.800 conteneurs qui ont dépassé les 4 mois et 21 jours légaux, 251 engins lourds, 83 véhicules importés après l’interdiction d’importation touchant les véhicules de moins de trois ans ainsi que 500 véhicules ZH alors que 1.500 véhicules ZH ont déjà été enlevés. Pour le ministre des Transports, «le port d’Alger a atteint ses limites et des études sont actuellement en cours d’élaboration pour voir l’utilité et la possibilité de construire un autre port» Pour l’instant, a précisé Maghlaoui, «des dispositions légales et pratiques sont également à l’étude pour désengorger le port d’Alger». Il a reconnu que les efforts entrepris jusqu’à maintenant pour libérer les espaces occupés par les milliers de marchandises n’ont pas donné de résultats probants. Et d’ajouter que le secteur des transports a bénéficié de l’une des plus importantes enveloppes financières dans le cadre du programme de soutien à la relance et c’est pourquoi des projets énormes seront engagés par le secteur, notamment pour le transport maritime qui couvre 95% du commerce extérieur algérien.
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